Garantir santé, bien-être et résilience à Frisange
À Frisange, l’accès aux soins repose sur une organisation locale efficace et des services complémentaires adaptés aux besoins des habitants. Entre une offre médicale bien répartie dans les communes voisines, des solutions de mobilité comme le « Frisibus » et des initiatives dédiées aux seniors, la commune mise sur la proximité et la solidarité. En parallèle, elle développe des projets axés sur le bien-être et anticipe les situations de crise, affirmant ainsi une approche globale de la santé et de la qualité de vie. Explications avec le bourgmestre, Roger Beissel.
Une offre de soins bien structurée à l’échelle locale
Sur le plan strictement médical, la commune de Frisange bénéficie d’une situation relativement confortable. Sans disposer d’une maison médicale sur son territoire, la commune s’appuie sur un réseau de structures de santé bien réparties dans les environs. À Aspelt, nous avons l’exemple d’une maison qui regroupe plusieurs professionnels : kinésithérapeutes, ostéopathes et médecin généraliste. « À Frisange même, la présence d’une pharmacie a constitué une avancée importante. « Nous étions très contents d’accueillir la pharmacie. Ce manque est désormais comblé », souligne Roger Beissel.
À cela s’ajoute une offre accessible dans les communes voisines : Bettembourg, Dudelange, Mondorf-les-Bains ou encore Dalheim. « Nous sommes vraiment très bien servis autour », assure le bourgmestre. Cette réalité explique notamment pourquoi la création d’une maison médicale à Frisange n’est, à ce stade, pas envisagée.
La mobilité comme levier d’accès aux soins
Au-delà de l’offre en elle-même, l’accessibilité reste un enjeu central. La commune a ainsi mis en place un système de transport à la demande, le « Frisibus », qui permet aux habitants de se rendre facilement vers les lieux de soins, les commerces ou encore les maisons de retraite. « Nous citoyens peuvent se rendre où ils le souhaitent. Le dispositif dessert notamment Dalheim, Bettembourg, Dudelange et Remich », explique-t-il.
Ce service s’adresse en particulier aux personnes ne disposant pas de véhicule ou rencontrant des difficultés de mobilité. Il permet également de maintenir le lien social, en facilitant les visites à des proches en maison de retraite.
Un accompagnement spécifique pour les seniors
La question du vieillissement de la population est également prise en compte. Les personnes âgées peuvent bénéficier d’un accueil temporaire en structure spécialisée grâce aux chambres qu’il est possible de louer pour de courtes durées. « Quand la famille part en vacances, ils peuvent rester là une ou deux semaines pour qu’ils soient bien encadrés », précise-t-il.
Par ailleurs, un partenariat est en cours avec la maison de retraite Zitha à Contern, qui prévoit une extension. La commune a décidé de réserver une à deux chambres pour ses habitants. C’est une manière d’anticiper les besoins futurs tout en garantissant un accès prioritaire à des solutions adaptées.
Le bien-être au cœur du budget participatif
Si la santé passe par les soins, elle repose aussi sur des modes de vie et des environnements favorables. C’est dans cet esprit que la commune a mobilisé son budget participatif autour du thème du bien-être. Deux projets majeurs ont émergé du vote des citoyens. « Le premier concerne la création d’un marché bio hebdomadaire pour que les gens puissent acheter de bons produits. Cet endroit aurait également une vocation sociale puisque nos citoyens peuvent s’y rencontrer. Cela permet de créer un espace de convivialité et d’échange. Sa mise en œuvre demandera toutefois du temps. Ce projet nécessite au moins deux ans pour être achevé », déclare Roger Beissel.
Le second projet porte sur la création d’un parc d’activités physiques en plein air, destiné à tous les âges. L’objectif est clair : « Rassembler les enfants, les jeunes, les familles de toute la commune et faire des activités physiques en plein air. » Le futur aménagement devrait inclure des espaces sécurisés pour les plus jeunes, ainsi que des infrastructures sportives attractives, comme un terrain multisport. Le site envisagé se situe à proximité du chalet des scouts, sur un terrain communal offrant de nombreuses possibilités.
Fidèle à l’esprit du budget participatif, la commune souhaite associer étroitement les porteurs de projets à leur concrétisation. « Nous nous concerterons avec les citoyens qui ont eu ces idées pour éviter toute mauvaise interprétation et de rester au plus près des intentions initiales », explique Roger Beissel.
Anticiper les crises
La commune de Frisange s’inscrit également dans une réflexion plus large sur la gestion des situations d’urgence. Une nouvelle législation impose en effet aux communes de renforcer leur capacité de résilience face aux catastrophes. Dans ce cadre, le futur chalet des scouts jouera un rôle clé. « Celui-ci est conçu pour accueillir jusqu’à 40 personnes, il pourra être mobilisé en cas d’inondation, d’incendie ou d’autres situations critiques pour mettre les personnes à l’abri », souligne le bourgmestre.
Des équipements spécifiques sont également envisagés, comme des lits de camp stockés et mobilisables rapidement. Les infrastructures existantes, notamment le hall sportif, pourront aussi servir de centres d’accueil d’urgence. « Cette approche repose sur une expérience de terrain : lors de la planification du chalet des scouts, le pays était alors marqué par des épisodes d’inondations », rappelle-t-il.
Penser l’autonomie énergétique en situation de crise
La résilience passe aussi par la capacité à faire face à des coupures d’énergie prolongées. La commune explore donc différentes pistes pour garantir un minimum d’autonomie en cas de crise. « Comment chauffera-t-on les bâtiments ? Devons-nous prévoir un groupe électrogène ? etc. », se questionne-t-il.
Si le photovoltaïque est déjà présent sur certains bâtiments communaux, comme l’atelier et le hangar agricole, son déploiement reste limité ailleurs, notamment pour des raisons techniques et économiques.
Des infrastructures accessibles à tous
La commune veille à garantir l’accessibilité de ses bâtiments publics. Ascenseurs, aménagements spécifiques et normes d’accessibilité sont déjà en place. « Tous nos bâtiments étaient déjà depuis toujours accessibles aux personnes à mobilité réduite », explique Roger Beissel. Des audits sont toutefois prévus pour s’assurer de la conformité aux dernières exigences.