Augmenter la valeur de votre patrimoine immobilier

Actif depuis 30 ans dans le secteur de la construction en Europe et en Afrique du Nord, Said HAROUCHI, ingénieur, est chef de projet chez BCM GROUP. Cette entreprise de construction et de génie civil ne se limite pas à l’édification mais propose également aux propriétaires d’augmenter la valeur de leur patrimoine immobilier. Interview.
 
Pouvez-vous nous rappeler les activités de BuildPartners – BCM GROUP ?
Notre activité principale est la construction de maisons individuelles et de résidences. Nous réalisons également des rénovations énergétiques et nous sommes certifiés “Passivhaus“.
Quels sont vos nouveaux défis pour 2016?
Suite à notre article paru dans le LG Magazine de décembre 2015, nous avons reçu deux types d’appels. Tout d’abord des contacts pour des devis traditionnels mais aussi des demandes de collaboration.
Que doit-on comprendre par «collaboration»?
Je vais vous en décrire les grandes lignes car plusieurs cas de figures sont envisageables et il va de soi qu’elles sont toutes inscrites dans un cadre légal.
Nombreux sont les propriétaires terriens qui ne souhaitent pas vendre pour des raisons sentimentales ou bien par spéculation. Tout en conservant leur patrimoine immobilier qui est à juste titre, un placement financier en bon père de famille, nous leur proposons de collaborer pour en augmenter la valeur.
Et concrètement, comment cela se déroule?
Le propriétaire d’un terrain met à disposition son bien pour une durée déterminée et pour y faire ériger (avec ses propres fonds ou par l’entrepreneur lui-même) une ou plusieurs constructions moyennant une compensation qui est convenue au préalable.
Cette collaboration, qui suit un processus strict, œuvre afin de déterminer la valeur du terrain, de définir le type de projet constructible, d’évaluer les coûts de construction et ceux liés au projet, de définir les formes de compensation (comme par exemple conserver un ou plusieurs appartements). Elle est encadrée légalement.
Ce processus a pour but de garantir au propriétaire un maximum de valeur ajoutée tout en conservant tout ou partie de son terrain.
Un terrain seul ne perd pas de sa valeur mais il ne génère pas non plus de capitaux. Tandis que ce même terrain avec des constructions verra sa valeur augmentée et en plus génèrera des capitaux soit via le produit d’une vente partielle soit par la perception de loyers.
Quel accompagnement proposez-vous aux propriétaires désireux de suivre une telle collaboration?
Nous nous chargeons de tous les points du processus et proposons un projet clé en main. Nous collaborons avec le notaire, un bureau d’architecture, et les professionnels du secteur afin de garantir une opération précise et évacuer au maximum l’aléatoire et les risques. Le client est ainsi déchargé de toutes les démarches.
D’où vient cette idée?
Bon nombre de propriétaires ne souhaitent pas se séparer de leur bien, qu’il s’agisse de la volonté de le laisser en héritage à leurs enfants ou bien d’attendre quelques années avant de le revendre, nous apportons donc une solution tout en garantissant un maximum de plus-value.
Cette idée est une alternative qui permet de conserver tout ou partie d’un patrimoine immobilier, et qui propose aux investisseurs un maximum de rentabilité.
Enfin, c’est une solution partielle au manque de logements du pays.
Vous parlez d’une solution au manque de logements, auriez-vous d’autres pistes à proposer?
Oui, certainement. La maison dite “Kangourou“ ou intergénérationnelle est un concept qui vient d’Australie et qui est déjà bien répandu aux Pays-Bas ainsi que dans les pays scandinaves. Concrètement, il s’agit d’installer une personne âgée au rez-de-chaussée d’un habitat tandis qu’un jeune ménage ou une famille occupe le reste de la maison.
Le but premier de ces maisons “Kangourou“ est de répondre à l’isolement des personnes âgées et aux difficultés de personnes à faibles revenus.
Pour notre part, nous l’envisageons d’un point de vue plus général, puisque ce type de logement intergénérationnel remet sur le marché de l’habitat supplémentaire. Ce concept est parfois réalisable à partir d’un bien existant qui peut être divisé en deux logements parfaitement distincts. Le propriétaire occuperait par exemple le rez-de-chaussée dans le cas de personnes âgées et le reste du bien serait mis soit à la vente, soit en location.
Pour s’inscrire dans ce concept, BuildPartners BCM GROUP propose à ses futurs propriétaires un habitat évolutif, qui n’est donc pas figé mais qui suit les rythmes de leur vie.
Comment un habitat peut-il suivre le rythme d’une vie?
Dans le cadre d’une nouvelle construction, il faut anticiper les besoins pour être capable d’adapter son habitat aux nécessités futures tout en respectant les exigences de la maison passive: la conception devra prévoir les modifications éventuelles qui devront respecter l’enveloppe thermique et l’étanchéité à l’air.
Vous êtes jeune et vous n’avez pas besoin d’occuper toutes vos surfaces habitables, vous pouvez louer une partie de votre habitat et ainsi percevoir un loyer.
Vous êtes plus âgés, les enfants sont partis et vous disposez à nouveau d’une surface qui peut être proposée au logement.
 
 

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