LSC Engineering Group: 30 ans au service de l’environnement

Face au débat environnemental et énergétique, les secteurs de la construction et de l’urbanisme doivent se réinventer. Disposer d’un partenaire expert en la matière est alors une réelle valeur ajoutée, notamment pour satisfaire une règlementation toujours plus complexe. C’est ce à quoi LSC Engineering Group s’emploie depuis 30 ans pour ses clients. Rencontre avec trois directeurs de département environnement: Carine Kolber, Samuel Majerus et le Dr. Markus Quack.

 

Pouvez-vous nous présenter LSC Engineering Group, son activité, ses clients?

SM: Les origines de LSC Engineering Group remontent à 1977. Nos 370 collaborateurs sont présents au Luxembourg, mais également à l’international, dans nos filiales françaises, allemandes et dans certains pays africains comme le Sénégal ou la Guinée.

CK: En tant qu’ingénieurs-conseils, nous accompagnons nos clients durant toutes les phases de leurs projets de construction ou d’aménagement. Au moment de la conception bien sûr, puis durant les travaux, mais aussi dans la gestion et l’exploitation du bâti.

SM: Notre clientèle est très diverse: l’État et les communes, les entreprises privées de l’industrie ou de la construction, ou des particuliers. Nous couvrons donc toutes les échelles, du citoyen souhaitant rénover sa toiture jusqu’aux grands projets d’infrastructures comme le tram.

MQ: Nos missions sont aussi diverses que spécifiques, les challenges que nous devons relever sont nombreux. Le panel d’expertises dont nous disposons est donc capital pour mener à bien tous ces projets.

 

Qu’est-ce qui distingue votre activité au Grand-Duché de celle à l’international?

SM: En termes de thématiques, disons que les activités au sein des pays frontaliers (Allemagne, France et Belgique) sont assez proches de celles au Luxembourg. Il y a un tronc commun dans cette zone dite de la Grande Région. Il s’agit du logement bien sûr, mais aussi de l’urbanisme ou bien des questions liées à la mobilité par exemple.

La durabilité d’un projet n’est plus un «nice-to-have», mais bien un «must-have» pour les acteurs du secteur

MQ: Du point de vue des questions environnementales, la législation des pays européens homogénéise les besoins de nos clients. Nos projets ici nous amènent par un effet de bouche à oreille à travailler sur des missions relativement similaires ailleurs en Europe, je pense notamment à un projet que nous menons actuellement en Autriche.

CK: Il faut également noter qu’à travers l’offre de services globale que nous proposons à nos clients étrangers, c’est l’expertise luxembourgeoise que nous revendiquons. Notre bureau d’études au Grand-Duché reste donc le pivot central de notre activité.

 

Vous êtes actifs sur les questions environnementales depuis 30 ans, peut-on revenir sur ce pan fondamental de votre activité?

CK: Il y a 30 ans, Andreas Wener, l’actuel vice-président de notre conseil d’administration, fut un des premiers à travailler sur ces thématiques et à proposer des prestations dans le domaine de l’environnement. À l’époque, il pouvait être vu comme un «précurseur». Il faut reconnaitre que ces sujets, s’ils existaient déjà dans le débat, étaient bien moins courants qu’aujourd’hui. Mais Andreas a su convaincre et constituer une équipe d’experts pour accompagner les législations qui se mettaient en place à ce sujet. Si ses fonctions ont évolué aujourd’hui, il conserve un regard attentif sur nos projets et reste un référent pour nous tous.

SM: Le groupe a commencé son activité dans l’ingénierie traditionnelle, le génie civil, mais la diversification fait partie de son ADN. Très rapidement, nous avons investi nos ressources dans les sujets environnementaux, à l’initiative d’Andreas donc, puis de Dan Nicolas pour les études forestières par exemple. Carine, quant à elle, a développé la partie en lien avec les établissements classés (Commodo/Incommodo), il y a dix ans déjà. Ces cinq dernières années, nous avons étendu notre expertise sur les thématiques liées à l’économie circulaire et l’efficacité énergétique, ainsi que les évaluations des incidences sur l’environnement.

MQ: Ma fonction au sein du groupe illustre bien notre investissement sur les questions environnementales.  Mon métier consiste à évaluer l’impact des travaux de construction sur l’environnement en général, mais aussi sur certains éléments constitutifs tels que le sol, l’eau, l’air ou encore les biotopes et les habitats d’espèces. Autrement dit, à analyser les conséquences que tel ou tel projet pourrait avoir sur le paysage naturel et à limiter les risques de destruction de la faune et la flore. Cela implique d’établir une planification très importante en amont du projet, afin de respecter la règlementation en vigueur et avant tout de construire des projets durables.

 

À quel point la règlementation et l’omniprésence du débat environnemental ont-elles fait évoluer votre activité?

MQ: En tant que biogéographe, cela n’a pas renforcé mes convictions, mais j’ai dû déployer mes compétences scientifiques dans une perspective plus pédagogique. En effet, il me faut savoir expliquer aux acteurs impliqués dans un projet de construction que de choisir tel site, tel matériau ou telle structure, aura une influence irrémédiable et néfaste sur la faune, la végétation ou le cours d’eau qui coule à proximité. Ce sont des considérations qui n’entraient pas toujours en ligne de compte par le passé, qui rentrent parfois même en conflit avec les considérations économiques ou politiques d’un projet, mais qui sont aujourd’hui bien mieux acceptées.

CK: Il est clair que la prise de conscience globale a facilité notre intervention. Nos clients font appel à nous dès le début d’un projet car ils savent que les thématiques liées à l’environnement sont capitales. Cette anticipation est d’ailleurs la bonne méthode pour satisfaire tous les points d’un projet. Ce n’est plus seulement un impératif règlementaire, mais bien l’état d’esprit des maîtres d’ouvrage qui a changé.

SM: Lorsque j’ai débuté dans le domaine de la circularité et de l’efficacité énergétique, il fallait convaincre des bénéfices d’une construction durable à long terme, dans l’optique d’économiser les ressources, malgré le coût d’investissement parfois plus élevé. Aujourd’hui, la durabilité émerge presque automatiquement dans l’élaboration du projet. Ce n’est plus un «nice to have», mais bien un «must-have» pour les acteurs du secteur.

MQ: Ce changement d’état d’esprit se reflète d’ailleurs au sein de notre équipe qui compte de plus en plus de spécialistes, afin de pouvoir répondre à toutes les demandes sur les questions environnementales.

 

Qu’en est-il de la législation, notamment de la loi Omnibus et de ses conséquences?

CK: La loi Omnibus de 2018 est un ensemble de nouvelles lois ou de lois qui en modifient et restructurent d’autres déjà existantes. Elle porte sur l’environnement, l’aménagement du territoire, la gestion des déchets ou encore de certaines ressources naturelles comme l’eau.  Chez LSC Engineering Group, nous suivons et analysons ces textes grâce à une veille réglementaire gérée par nos experts.

SM: De manière générale, la règlementation au sujet de l’environnement et de la construction s’est multipliée et évolue régulièrement. L’aspect législatif est donc devenu une part importante de notre quotidien. C’est notre rôle de rendre tout ce corpus législatif et ses obligations parfaitement clairs, applicables et appliqués par nos clients.

Le corpus législatif lié au développement durable peut ralentir un projet. Disposer d’un éventail d’experts en la matière permet alors d’assurer son avancement

MQ: La taille du Grand-Duché et la réactivité qui en découle est un avantage certain à cet égard. En effet, grâce à un échange constant avec les différents ministères en charge de ces règlementations, nous sommes très impliqués dans l’élaboration et l’applicabilité de ces textes. Nous sommes consultés, ce qui nous permet de faire remonter d’éventuelles incohérences et de suivre l’évolution de la législation au quotidien.

 

C’est finalement cet accompagnement qui vous distingue sur le marché?

CK: Quand un client nous contacte, les collaborateurs des différents départements comme l’ingénierie hydraulique, l’urbanisme et la géotechnique, donnent leurs impressions sur le projet, à la lumière de leur expertise particulière. Cela lui permet d’obtenir un spectre d’analyse complet et de bien définir le cadre, dès le départ d’un projet.

MQ: Avec la croissance continue du corpus législatif dont nous avons parlé précédemment, chaque projet fait face à des complexités qui peuvent mettre un coup d’arrêt à son développement. Disposer d’un éventail d’experts en la matière permet d’éviter ces ralentissements et au projet de poursuivre sa progression.

SM: Nous proposons un service «one-stop shop» à nos clients. Notre valeur ajoutée c’est l’envergure et la diversité de notre équipe ainsi que la spécialisation de chacun de nos collaborateurs. Dans le domaine de l’environnement, certains sont docteurs en chimie, en biologie, d’autres sont ingénieurs en économie circulaire, d’autres encore sont ingénieurs mécaniques en énergies. De ce fait, notre client a devant lui un interlocuteur pluridisciplinaire qui pourra l’accompagner rapidement et efficacement quelle que soit la nature de sa demande ou son échelle.

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