Les architectes du futur

Créée en 1949, Soludec fait partie du paysage luxembourgeois de la construction depuis presque 70 ans et le Pont Adolphe, le Mudam, la CSSF ou encore le Terminal principal de l’Aéroport  sont quelques exemples de ses chantiers emblématiques. Rencontre avec Jacques Brauch, directeur général de Soludec.
 
 
Quelles sont vos dernières grandes réalisations?
 
Les 44.000 m2 du nouveau bâtiment de Deloitte à Gasperich sont certainement les plus emblématiques du moment puisqu’ils nécessitent 200 professionnels au quotidien. Nous y procédons de manière quelque peu atypique dans la mesure où les travaux de parachèvement sont déjà en cours aux étages inférieurs alors que le gros-œuvre des derniers étages n’est pas fini. Nous attaquons le 17ème étage et il faut dire que la fenêtre urbaine de 20 mètres sur 20 représentait un réel défit pour la structure du bâtiment. Nous devrions livrer le tout en juillet 2019. Je pourrais également citer son voisin, le bâtiment Alter Domus et ses 11 étages, pour lequel le gros œuvre est déjà fini ou encore le «One on One» que nous avons livré début 2017.
 
 
Au nombre de vos réalisations, on dirait presque que Belval est un vrai terrain de jeu pour Soludec…
 
Dexia 1 et 2, la gare, la résidence étudiante, la maison du savoir, le laboratoire Ketterthill, le tunnel Micheville, l’immeuble Jazz et 9 immeubles résidentiels, il est vrai que cela fait beaucoup. Ce n’est pourtant pas fini puisque nous venons de remporter le concours d’Agora au Central Square pour un immeuble mixte et que nous avons démarré la construction de deux ponts pour relier Belval à l’autoroute d’Esch.
 
Peut-on dire que vous participez à l’excellence du pays et plus particulièrement en menant à bien des chantiers complexes?
 
Soludec a toujours répondu aux besoins du marché luxembourgeois, que ce soit à l’époque de la sidérurgie ou celle des infrastructures nationales comme les ouvrages d’art et les ponts. Aujourd’hui, nous sommes une entreprise générale de construction capable de répondre à tous les besoins de la société, ce qui implique de facto une flexibilité qui fait partie de notre ADN.
 
Le pont Haubané à Howald, le Mudam, le Skate-park de la Pétrusse ou encore la nouvelle prison à Sanem requièrent, de par leurs particularités propres, des savoir-faire polyvalents. Nous demandons donc à nos collaborateurs d’acquérir ce savoir parce que le propre d’un ingénieur, même spécialisé dans un domaine, c’est de s’adapter à tous les terrains!
 
L’entreprise a plus de 65 ans et le rajeunissement de notre effectif est indispensable dans un marché de la construction en pleine activité. Si nous avons beaucoup recruté en 2016 (une vingtaine d’employés et 85 ouvriers), force est de constater que nous connaissons une pénurie de personnes qualifiées.
 
 
 
Quels sont vos projets de promotion immobilière?
 
Nous venons de livrer l’immeuble du Jazz de Belval qui comporte 96 appartements et 5.000m2 de surfaces commerciales et de bureaux ainsi que la résidence Platon à Belval Nord avec 57 logements. Ensuite, en Ville de Luxembourg entre la rue d’Hollerich et la rue de Strasbourg, le quartier de la gare  verra pousser trois résidences qui entoureront un écrin de verdure. Le projet Soho comportera 150 appartements ainsi que des surfaces commerciales et de bureaux qui seront livrés fin 2018 et 2019.
Autre exemple, le Lëtzebuerger Wort prendra ses quartiers dans un tout nouveau bâtiment de 6.000 m2 de bureaux à Howald à partir de mai 2020, projet que nous développons actuellement avec le bureau d’architecture M3.
 
 
Est-ce que le BIM (Building Information Modeling) change votre manière de travailler?
 
C’est une toute nouvelle méthodologie de travail et on s’y intéresse depuis deux ans maintenant. Nous l’utilisons dans plusieurs projets où nous sommes maître d’ouvrage comme pour le Show Howald du Wort par exemple. Trois BIM managers ont été formés à sa mise en place au sein de Soludec.
 
 

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