Quand le Luxembourg aide le Pérou
Portée par un groupe de bénévoles passionnés, l’Association Luxembourg-Pérou œuvre depuis 1991 en faveur de ce pays d’Amérique du Sud. Francisco Gabarron, un de ses chefs de projet, revient sur ses activités.
A l’échelle du Grand-Duché, les réussites de l’Association Luxembourg-Pérou sont forcément visibles. Depuis sa création, plus de 200 orphelins péruviens ont été adoptés par des familles du Grand-Duché. «Dans les années 90, la pauvreté et les activités de la guérilla du Sentier lumineux ont fait beaucoup de dégâts», raconte Francisco Gabarron, chef de projet, avec Francisco Benavente, de Luxembourg-Pérou. «Le point de départ de l’association a ainsi été la gestion des adoptions, avant d’étendre nos activités».
Aujourd’hui, Luxembourg-Pérou, présidée par Raymond Boever, continue de favoriser les adoptions d’orphelins. Elle participe aussi à des projets éducatifs, à la mise en place d’aides à l’accès aux soins et aux parrainages d’enfants.
Un avenir pour les enfants
«Nous organisons deux à trois projets par an, en veillant toujours à ce que nos fonds soient bien utilisés. Le premier contact sur place est déterminant lorsque nous mettons en place de nouveaux projets». Actuellement, Luxembourg-Pérou cofinance la construction d’une unité de transformation de fruits à Huari, à 300 kilomètres de Lima, sur un plateau andin. «Là-bas, les fruits poussent en abondance mais ils n’étaient pas valorisés. Une association locale veut utiliser cette richesse pour développer la région», poursuit Francisco Gabbaron.
Alors que les premiers coups de pelleteuse ont déjà été donnés, l’objectif de l’initiative s’inscrit sur le long terme. «Deux emplois pérennes vont être créés et, surtout, les jeunes de ce village vont pouvoir y apprendre des métiers liés à la culture des fruits, grâce à un centre de formation attenant». A la saison des récoltes, des emplois saisonniers permettront aussi aux familles d’avoir un revenu.
«Grâce à l’aide du ministère luxembourgeois de la Coopération et de l’Action humanitaire, de telles actions sont possibles», se félicite le chef de projet. «Aujourd’hui, n’importe qui peut adhérer à notre association pour faire des dons sur des projets précis comme celui de Huari, ou pour parrainer des enfants. Nous nous occupons de tout».
Association Luxembourg-Pérou: http://cercle.lu/ong/association-luxembourg-perou
Par Christophe Chohin