La parole à l'opposition

Quelle politique énergétique pour le Luxembourg?
 
 
Aujourd’hui le Luxembourg n’est ni autonome, ni écologique en ce qui concerne sa politique énergétique. Bien sûr le fournisseur énergétique du pays vend de l’énergie «verte» à ses clients mais finalement ceci se base plutôt sur des transactions financières que sur les vraies sources de l’énergie des luxembourgeois.
Nous devrions dans le futur créer un réseau au Luxembourg qui nous permettrait de devenir indépendant des marchés internationaux (à part de notre consommation pétrolière). Ceci impliquerait la création de beaucoup plus de génératrices d’énergie décentralisées en même temps que la construction de réservoirs de stockage d’énergie électrique. En ce qui concerne l’énergie calorifique de chauffage il faudrait prévoir lors de chaque projet de PAP d’envergure (> 2ha) d’installer des réseaux de chauffage urbain. Tout ceci devrait s’inscrire dans une logique de gestion durable de notre planète.
Il est évident que de tels investissements d’infrastructures ne peuvent pas être réalisés à courts termes, c’est pourquoi nous proposons de réaliser en même temps des projets d’économie d’énergie électrique et calorifique.
Finalement nous ne devrions pas oublier le pétrole comme combustible pour la mobilité. Nous préconisons l’électromobilité comme un vecteur parmi d’autres pour atteindre nos buts en matière de politique énergétique. Cependant pour accélérer l’adoption de l’électromobilité il ne faudra pas seulement miser sur des avantages fiscaux mais aussi sur l’accessibilité de points de recharge. Ainsi nous proposons d’inscrire dans chaque autorisation d’exploitation des stations-services traditionnelles la mise en place de plusieurs points de recharge à haute performance.
Communiqué par le PIRATEPARTEI LËTZEBUERG
 
 
Dans le cadre de l’accord de Paris conclu lors de la COP21 en décembre 2015, qui prévoit une limitation du réchauffement climatique à 1,5% par rapport à l’ère préindustrielle, le Luxembourg a promis de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40% jusqu’à 2030. Un effort parmi les plus ambitieux de toute l’Europe. Nous proposons une approche combinée pour y arriver:
L’énergie la moins polluante est celle qu’on n’utilise pas. Il faudrait donc développer davantage les transports en commun tout en raccourcicant les voies de transport, promouvoir une production ainsi qu’une consommatoin régionale, réduire les emballages, etc.
Puis, il faudrait améliorer considérablement notre efficience énergétique en soutenant l’assainissement d’anciennes constructions, recourir à des technologies écologiques pour les nouvelles constructions et utiliser des appareils à faible consommation d’énergie, tout en facilitant de telles démarches par des finacements publics.
Il est grand temps d’explorer les possibilités de produire des énergies renouvelables au-delà de la logique de profit et les exploiter au maximum. Les investissements dans le photovoltaïque, l’énergie éolienne et hydraulique, le biogaz de déchets organiques et l’énergie géothermique créent également de nouveaux emplois. Il s’impose aussi de soutenir davantage des acteurs de la société civile actifs dans la production d’énergie renvouelable, tel que les coopératives énergétiques, qui favorisent un modèle de production démocratique.
Alors que les incidents nucléaires d’outre-frontière se multiplient, le Luxembourg continue à importer de l’énergie nucléaire. Il faudrait s’engager pour la sortie européenne du nucléaire, la suspension des importations d’énergie nucléaire au Luxembourg et par conséquent s’engager pour le désinvestissement des fonds de nos réserves de pensions investis dans l’industrie nucléaire.
Communiqué par déi Lénk
 
Les défis du Luxembourg en matière de politique énergétique sont multiples notamment dans la perspective d’un Etat luxembourgeois qui compterait 1,1 million d’habitants à l’horizon 2060. L’approvisionnement énergétique est essentiel pour notre compétitivité. Pour améliorer la sécurité de cet approvisionnement une connexion avec les réseaux électriques de nos trois pays voisins est indispensable. Afin de réduire notre dépendance vis-à-vis de l’étranger, nous devons modifier notre production d’énergie et poursuivre le développement des énergies renouvelables tels le vent, l’eau, le soleil, la géothermie et les matières premières d’origine végétale au niveau national conformément à une stratégie énergétique durable. Cela laisse entrevoir de nouvelles opportunités économiques en créant de nouveaux emplois principalement dans les petites et moyennes entreprises. De plus, le développement des énergies renouvelables peut également procurer de nouveaux piliers à l’agriculture et à la sylviculture. L’économie et l’efficacité énergétiques représentent pour nous également des priorités absolues. Il faut sensibiliser davantage les entreprises et les ménages à une utilisation rationnelle et efficace de l’énergie via des conseils en énergie. Une autre idée serait d’investir dans des réseaux intelligents et performants ainsi que dans de nouvelles capacités de stockage. Cette idée a également été reprise dans les conclusions de l’étude Rifkin qui parle d’un internet national de l’énergie ou cette dernière ne serait plus produite sur un site unique mais de façon localisée.
Communiqué par le CSV
 
 
Premier constat: les engagements du gouvernement luxembourgeois en matière de réduction des gaz à effets de serre sont irréalistes. Le Grand-Duché et la Suède ont été condamnés à une réduction de 40% de leurs émissions. En vue des projections de croissance démographique du Luxembourg, avec une population de 1,2 millions de personnes à l’horizon 2065, c’est un chiffre qui laisse pantois.
Deuxième constat: la mise au ban anticipée des énergies fossiles et le développement tous azimuths des énergies vertes et renouvelables ont conduit à un florissement de plans de nouvelles centrales nucléaires dans le monde. C’est un indice supplémentaire que les énergies nouvelles ne jouissent pas de la confiance sans partage des fournisseurs d’énergie et des gouvernements.
Troisième constat: le stockage des énergies nouvelles sous forme électrique pose problème et la technologie des accumulateurs, très polluants par ailleurs, piétine. Ajoutons à cela les pertes en énergie électrique lors de son transport (câble) ou encore le très faible rendement de capteurs solaires et nous avons une énergie qui pèche au niveau de son efficience et de l’environnement.
Enfin, beaucoup des technologies messianiques renouvelables se heurtent aujourd’hui à l’opposition des écolos. Pensons à la surface que mangent les parcs éoliens et à l’hecatombre d’oiseaux et de chauve-souris dont ils sont responsables.
L’ADR n’est pas opposé au développement des énergies nouvelles mais prône un mix réaliste qui tienne compte de toutes nos ressources dans le respect le plus strict possible de l’environnement. Par ailleurs, notre parti insiste régulièrement sur l’importance de réserves énergétiques suffisantes, garantes de la souveraineté nationale en cas de crise.
Communiqué par l’ADR

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