Une structure locale reposant sur une expertise internationale

«Engel & Völkers», un nom bien connu dans le secteur de l’immobilier, qui rime avec immobilier haut de gamme et prestations hors pair. Comme nous l’explique Eric De Prince, Licence Partner pour les franchises luxembourgeoises, la force de frappe d’Engel & Völkers, présent sur les cinq continents, est considérable, et le caractère indépendant du réseau constitue un atout indéniable pour le client. Interview.
 
M. De Prince, comment se positionne Engel & Völkers sur le marché de la transaction de biens immobiliers ?
 
Engel & Völkers est un réseau de franchises présent dans pas moins de 36 pays sur les cinq continents, spécialisé dans l’immobilier haut de gamme. La franchise s’est développée depuis Hambourg, où se situe le quartier général mondial de la marque, et est présente à Luxembourg depuis presque 10 ans.
Contrairement aux idées reçues, l’immobilier haut de gamme ne concerne pas uniquement les biens d’exception, il peut très bien s’agir de biens immobiliers de petite taille mais à très fort potentiel, tel que des studios dans des quartiers prisés de certaines villes, ou même des parkings pour compléter le portefeuille de biens de nos clients actuels.
 
Comme vous l’expliquez, Engel & Völkers est un réseau de franchises de par le monde. Qu’est-ce qui distingue la société de ses concurrents ?
 
Engel & Völkers, de par son système de franchises, dispose d’une force de frappe considérable avec pas moins de 500 agences et 6.000 collaborateurs de par le monde.
Toutes les agences sont certes indépendantes mais chacune représente la marque et véhicule une même image de standing, ceci notamment grâce à un support pluridisciplinaire mis au point par le réseau, à savoir dans le domaine du marketing, de l’informatique, ou encore grâce à d’autres services centralisés. En cela, chaque agent possède tous les outils nécessaires pour mener à bien son travail et fournir à ses clients un service optimal.
La formation joue également un rôle primordial au sein de notre réseau puisque tous nos collaborateurs suivent des formations poussées, dispensées par l’académie Engel & Völkers, ce qui est un gage de professionnalisme et de qualité.
Avec l’acquisition de toutes les franchises du Grand-Duché, nous avons déjà ouvert, à ce jour, deux agences – une au Limpertsberg et l’autre à Belair – qui regroupent une vingtaine de collaborateurs.
Je tiens à souligner que notre ancrage international n’enlève en rien le caractère local de nos agences. J’en veux pour preuve qu’un collaborateur sur deux chez Engel & Völkers au Luxembourg est Luxembourgeois.
De plus, notre activité exclusive de courtage nous garantit une indépendance totale des sociétés de promotion et évite, à ce titre, tout conflit d’intérêt.
 
Quels sont les produits dans votre catalogue à l’heure actuelle au Luxembourg ?
 
Notre portefeuille est à la fois large et diversifié, allant du studio au château en passant par des appartements ou des propriétés. Nous avons à l’heure actuelle plus d’une centaine d’objets à la vente et réalisons également plus d’une centaine de transactions par an.
 
Le marché immobilier luxembourgeois est un marché particulier, marqué par la pénurie de logements…
 
Une des grandes caractéristiques du marché immobilier luxembourgeois est le décalage certain entre l’offre et la demande, avec une demande bien supérieure à l’offre pour certains types de biens, ce qui pousse de manière générale les prix à la hausse, même si des disparités existent selon le type de bien et la situation géographique.
Certes, aujourd’hui, beaucoup de développements sont en cours, mais une grande majorité de ces projets sont axés vers des biens d’investissement : de «petits» appartements d’une superficie de moins de 80 m2 avec une ou deux chambres. Autrement dit, il y a peu d’objets de grande taille sur le marché, et ceux-ci sont fort prisés.
Ainsi, nous constatons un turn-over rapide de l’ordre de trois mois, et nous sommes obligés de répertorier nos clients sur des listes d’attente pour certaines catégories de biens.
Un dernier élément qui mérite d’être évoqué est la grande discrétion autour des objets hors-norme, où peu de publicité est faite sur le bien et sur la transaction.
 
D’après les statistiques de l’Observatoire de l’Habitat, si une grande majorité des logements construits par le passé était des logements unifamiliaux, aujourd’hui, la tendance s’est inversée. Partagez-vous cette analyse ?
 
Les statistiques de l’Observatoire de l’Habitat illustrent bien l’évolution de notre marché.  Il y a en effet beaucoup de nouveaux arrivants au Luxembourg chaque année tout comme une multitude de primo-acquéreurs potentiels établis dans le pays qui ont de plus en plus de difficulté à financer l’achat d’un bien immobilier. Dès lors, de plus en plus de personnes sont amenées à louer plus longtemps que par le passé, ce qui favorise l’émergence d’un marché d’investisseurs. Rien d’étonnant, dès lors, que la plupart des projets, comme je l’évoquais, soient axés sur des biens d’investissement de plus petite taille, donc des appartements. Aussi, parmi nos clients, nous ne trouvons que peu de propriétaires qui vendent leur maison pour acheter un appartement.
 
Vous exercez en tant qu’expert immobilier depuis 24 ans au Grand-Duché. Comment avez-vous vu évoluer le marché ? Les prix pourront-ils continuer de grimper selon vous ?
 
Depuis mes débuts, les prix n’ont eu de cesse d’augmenter, et ce, même en temps de crise. Compte tenu du solde migratoire positif important au Luxembourg, il n’y a aucune raison pour que les prix ne poursuivent pas l’évolution positive que l’on connaît depuis plusieurs décennies.
Il faut dire que, depuis un quart de siècle, les autorités luxembourgeoises, tout comme les responsables communaux, s’emploient à améliorer les infrastructures et à proposer toujours plus d’offres culturelles et de loisirs, et que l’attrait pour le Luxembourg, pays dynamique, n’a jamais été aussi grand. Dans ce contexte, l’offre immobilière a du mal à suivre malgré le développement urbain que l’on peut constater.
 

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