La facilité d’une ville, à la campagne

Dans son bureau au sein de l’administration communale de Walferdange, Guy Arendt, bourgmestre depuis plus de dix ans, nous a raconté pourquoi il aime tant son métier. Dans cette courte interview sans fard, il nous a également expliqué les divers projets aboutis ou en cours qui visent à améliorer l’espace urbain pour le bien-être de ses habitants.
Bourgmestre depuis 2003, vous êtes également avocat associé du cabinet Bonn & Schmitt et député libéral depuis décembre 2013. Comment arrivez-vous à gérer vos différentes fonctions au quotidien sans trahir votre commune?
 
Selon moi, être bourgmestre et exercer une autre fonction à côté est conciliable, bien que cela engendre parfois de longues journées. Le secret c’est l’organisation: il faut savoir gérer son temps convenablement pour pouvoir ménager les trois missions. L’autre atout pour réussir une telle combinaison est d’être bien entouré, et j’ai de très bonnes équipes à mes côtés.
Qu’est ce qui vous plaît le plus dans la fonction de bourgmestre?
 
Ce qui me plait le plus est, d’une part la proximité avec la population, et de l’autre d’assister à l’aboutissement des projets menés. En tant que députés, nous préparons les dossiers, nous initions plutôt le cheminement. Alors qu’à l’échelle communale, nous effectuons des actions directes dont nous observons l’issue, et surtout dont la population nous fait écho immédiatement. La confrontation aux résultats de nos actes est ainsi directe.
Pourquoi, selon vous, les habitants se plaisent-ils à Walferdange? La population est-elle prompte au dialogue avec les politiques?
 
Plusieurs arguments jouent en la faveur de la commune. Les principaux sont d’un côté la très grande proximité avec la Ville de Luxembourg, et de l’autre la proximité également avec la nature. Notre commune propose tous les services et rassemble les commerces et les facilités d’une grande agglomération: les habitants y trouvent ce dont ils ont besoin dans un cadre très vert. En résumé, les avantages d’une grande ville et ceux de la campagne réunis!
 
Pour une superficie totale de 706 ha, ce qui fait de nous la deuxième plus petite commune du pays, Walferdange compte environ 51% d’habitants étrangers. Nous abritons donc 90 nationalités différentes parmi nos 8.030 habitants. Nous n’avons ici aucun souci de cohabitation. L’intégration s’est faite sans difficulté. Or, bien que les critiques et suggestions viennent de tous, Luxembourgeois et non Luxembourgeois, je pense cependant que les personnes d’origine étrangère s’investissent un peu moins que les autochtones.
Au niveau du développement durable, quels ont été les principaux points améliorés ces dernières années?
 
Nous avons toujours travaillé dans l’optique du développement durable. Ce n’est pas nouveau et mes prédécesseurs avaient déjà entamé des politiques en ce sens. Actuellement, nous étudions un projet avec Enovos notamment. En outre, nous mettons principalement une emphase sur la mobilité douce: nous essayons d’améliorer le réseau de pistes cyclables et nous réfléchissons à des possibilités de transitions pédestres. Par exemple en construisant deux ponts au dessus de l’Alzette, nous avons rendu la jonction entre quartiers plus aisée.
A ce niveau, nous collaborons beaucoup dans le cadre de la convention Uelzechtdall, qui regroupe cinq communes à savoir Lintgen, Lorentzweiler, Mersch, Steinsel et Walferdange. Notre but est d’instaurer un concept commun de mobilité au sein de la vallée Nord de l’Alzette. Ces dernières années, nous avons assisté à une augmentation impressionnante du trafic sur les routes de notre région. Cet engorgement des voies est un problème qui, selon moi, sera persistant sans changement de mentalité. Même avec le nouveau tronçon de la route du Nord qui sera inauguré le 23 septembre prochain, l’embarras ne se résoudra pas tant que les automobilistes ne perdront pas leur réflexe de voiture individuelle. Nous devons inciter chacun à se tourner vers le train, le bus ou le covoiturage.
Quels sont les principaux projets que vous allez maintenant mettre en place?
 
Avec les CFL, nous planchons actuellement sur la suppression du passage à niveau de la rue Prince Henri. Un souterrain va être creusé sous les rails afin de réduire les files de voitures, incessantes dès que ses barrières s’abaissent. Pour le reste, nous sommes en phase finale de planification de l’extension du bâtiment de l’école fondamentale et la constructioon d’une troisième Maison Relais à Helmsange. Cet agrandissement comprend la construction d’un petit hall sportif principalement pour les élèves. Nous attendons les dernières autorisations et pensons lancer les travaux au plus tard au début de l’année prochaine. Le but est d’inaugurer le tout en septembre 2017.
 
De quoi êtes-vous le plus fier dans votre commune?

Pendant mes dix ans de fonction, de nombreux projets se sont concrétisés: je parlais précédemment des deux ponts sur l’Alzette, mais je peux encore citer l’extension du centre wellness Pidal, ou bien la construction de l’école de Bereldange, ainsi que la mise en place du Biergercenter et la restauration de la Maison Dufaing. Je ne veux pas sortir une réalisation du lot; ces actions ont toutes été accomplies pour le bien-être de la communauté. C’est l’ensemble qui me satisfait. En outre, nous avons heureusement encore des projets en vue, car il y a évidemment encore du boulot à abattre.
Je pense que la majorité de la population est satisfaite du travail du collège et du conseil communal, et c’est cela qui me rend le plus fier. Mon but a toujours été de réussir à satisfaire le plus d’habitants possible, et même s’il est impossible de contenter tout le monde, j’espère avoir réussi mon pari.

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