Energies alternatives

Les énergies alternatives :  en vert et contre tout

 

On entend par énergies alternatives les énergies inépuisables qui ne génèrent pas ou très peu de déchets et d’émissions polluantes.  Qualifiées d’énergies «flux», les énergies alternatives ou renouvelables s’opposent aux énergies dites «stock» constituées de gisements limités de combustibles fossiles. Elles sont réparties en cinq catégories : le solaire photovoltaïque, thermique, l’éolien, la biomasse et la géothermie.

 

Nous ne pouvons plus ignorer les nuisances que nous avons causées à notre environnement ces dernières décennies. Ecologie, développement durable, ces termes ont envahi – à juste titre – notre quotidien.  Reste la question du remède à ces dégâts peut-être irréversibles, qui passe quoi qu’il en soit par l’adoption d’un nouveau mode de vie, responsable, et peut-être un jour de réorganiser nos  sociétés dans leur intégralité. Oui, mais comment ?
Nous ne pouvons certes pas nous arrêter de vivre. Nous ne pourrons pas nous passer de combustibles. Le pétrole, par exemple, rien qu’à lui, participe à la fabrication de plus de 400 produits, du plastique aux médicaments en passant par le rouge à lèvres. Ce qui n’est plus tolérable aujourd’hui, c’est de remplir nos réservoirs de voitures par dizaines de litres d’essence d’une part parce que le pétrole n’est pas éternel, d’autre part parce que les rejets émis par la combustion de ces énergies fossiles occasionne une pollution inacceptable.
Le seul remède réside donc dans le recours aux énergies alternatives, quelles qu’elles soient, les énergies de l’avenir. Aujourd’hui, elles sont sous-exploitées par rapport à leur potentiel, ne couvrant par exemple que 20% de la consommation mondiale d’électricité. La raison est simple : les énergies fossiles sont encore importantes et les technologies nouvelles peuvent repousser la limite de leur extinction bien au-delà des dates avancées. Souvenez vous lorsqu’on nous disait début des années 70 que les réserves de pétrole suffiraient à couvrir nos besoins que jusqu’à l’horizon 2000, alors qu’aujourd’hui, presque dix ans plus tard, on nous parle de cinquante ans de réserves.
Les systèmes à énergies renouvelables sont hélas encore en laboratoire ou au stade probatoire avec des applications limitées. Heureusement, nos gouvernements ont fini par saisir l’enjeu, même s’il  a fallu du temps, et les mesures de défiscalisation incitatives ont pour effet de promouvoir l’utilisation de ces énergies nouvelles dans le grand public. Petite parenthèse pour dire que nos élus ont compris que développer les énergies renouvelables, c’est également gérer de façon intelligente les ressources locales, et surtout, créer des emplois.
Autre explication de la sous-exploitation des énergies alternatives, leur prix, évidemment, et donc les investissements nécessaires. Un Kw/h «photovoltaïque», par exemple, coûte huit fois plus cher qu’un Kw/h «nucléaire». Dès lors, seul des subventions massives leur permettront de s’imposer. Car, sans conteste, ces technologies innovantes déboucheront dans une quinzaine ou une vingtaine d’années sur des applications à grande échelle dans les transports terrestres, maritimes ou aériens. Elles pourraient même voir le jour plus tôt si la demande se faisait plus pressante.
Reste à savoir pour quel type d’énergie renouvelable opter… et là, les avis divergent, c’est le moins qu’on puisse dire. Le solaire mérite une attention particulière : de très bons résultats sont obtenus pour les cellules solaires par l’amélioration de leurs rendements et de la réduction des coûts. La biomasse, l’ensemble de la matière végétale, est très intéressante pour la production de biogaz par méthanisation. Son coût est compétitif et varie peu. L’intérêt de la géothermie réside dans le fait qu’elle n’est pas affectée par les conditions météorologiques. Même à basse profondeur, elle est déjà largement utilisée pour fournir du chauffage, par le biais de pompes à chaleur. Elle présente en revanche un niveau de température trop faible pour servir à la production d’électricité. Pour terminer, l’énergie éolienne a certes des applications pratiques, mais cette source d’énergie ne peut être considérée comme principale en raison de son coût élevé.

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