SPD

Jean Asselborn a reçu le groupe de travail "Affaires
européennes" du groupe parlementaire du SPD

 
Le Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et de l’Immigration, Jean Asselborn, ainsi que le ministre délégué, Nicolas Schmit, ont reçu le groupe de travail socialiste (SPD) en charge des Affaires européennes au Parlement allemand.

Dans le contexte de la polémique suscitée par les déclarations du ministre allemand des Finances, Peer Steinbrück, la venue au Luxembourg de la délégation du SPD a été l’occasion de clarifier les positions d’un côté comme de l’autre. Le ministre Asselborn a une nouvelle fois souligné que les formulations de M. Steinbrück étaient inacceptables pour le Luxembourg et qu’elles nuisaient aussi bien à l’image du Grand-Duché qu’aux relations bilatérales. Le ministre a ainsi déploré que certaines entreprises allemandes de la Grande Région, privées récemment de commandes au Luxembourg, soient devenues les premières victimes des propos du ministre allemand. Le ministre Asselborn a également souhaité un retour à une atmosphère plus sereine pour les nombreux frontaliers allemands qui tous les jours viennent travailler au Luxembourg contribuant ainsi à la vie économique du pays.

La partie allemande, conduite par le porte-parole du groupe de travail, Axel Schäfer, a affirmé partager les inquiétudes soulevées par M. Asselborn. Angelica Schwall-Düren, présidente adjointe du groupe parlementaire socialiste, a rappelé que la fraction du SPD s’était distancée des affirmations provocatrices de M. Steinbrück. Selon Madame Schwall-Düren, l’Allemagne aurait toujours tiré une légitime fierté de son soutien des États-membres plus petits. Le SPD serait soucieux de poursuivre cette tradition. L’ancien ministre des Finances, Hans Eichel, a pour sa part souhaité une solution transparente en la matière.

Les discussions ont également porté sur les élections européennes. M. Schmit s’est dit inquiet par la perspective d’un faible taux de participation dans certains pays. M. Asselborn a exprimé son espoir de voir le traité de Lisbonne adopté le plus rapidement possible afin que les institutions européennes puissent fonctionner de façon satisfaisante. Dans ce contexte, le ministre luxembourgeois a mis en garde contre une Europe dans laquelle l’intergouvernemental prendrait le pas sur le communautaire. Une Europe des grandes puissances mettrait à mal le principe de solidarité entre les grands et les petits États-membres.

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