i2010 – Croissance et l’emploi

Assurer une connectivité optimale

 

A travers la stratégie de Lisbonne et l’initiative "i2010 – Une société de l’information pour la croissance et l’emploi", l’UE reconnaît le rôle moteur des TIC et des réseaux haut débit dans la croissance économique, la productivité et l’emploi. Le Luxembourg apporte sa pierre à l’édifice avec son Plan d'action national.

Des réseaux performants comme facteur de croissance économique

La performance des réseaux haut-débit est la condition sine qua non pour atteindre l’un des objectifs d’ i2010, à savoir la création d’un espace unique de l’information. Pour rappel, les TIC et réseaux haut-débit représentent un quart de la croissance européenne et 40% des gains de productivité des entreprises.

Le Conseil européen de mars 2009 a permis d’élaborer un plan de relance économique passant notamment par le soutien des mesures liées à l'Internet à haut débit.

Des besoins grandissants en bande passante

D’après le service Média et Communication du ministère d’Etat, le Luxembourg juge ce plan excellent, mais regrette que le montant alloué aux projets de large bande dans les zones rurales ait été diminué. La demande en bande passante et en capacité de stockage est croissante. En période de crise économique, le secteur des télécommunications, qui génère 3 % du PIB de l’UE, a poursuivi sa croissance avec des recettes estimées à plus de 300 milliards d’euros en 2008 et une augmentation de 1,3 % entre 2007 et 2008. Pour 2010, on prévoit que la communauté Internet génèrera 988 exabytes. En 2001, Bret Swanson, senior fellow au Seattle's Discovery Institute, utilisait le terme de “crue” pour caractériser l’aspect futur de l’Internet et des services en dépendant. D’où l’importance de se doter d’infrastructures suffisantes et performantes. A titre d’exemple, la bibliothèque du Congrès américain à Washington a mis 200 ans pour constituer une collection de plus de 29 millions de livres et brochures, 2,7 millions d’enregistrements audio/vidéo, 12 millions de photos, 4,8 millions de cartes et 57 millions de manuscrits. Soit l’équivalent de ce qu’Internet génère aujourd’hui toutes les 15 minutes sous forme numérique! Egalement édifiant, le portail Youtube, avec 65.000 téléversements et 100 millions de téléchargements par jour, demande aujourd’hui autant de bande passante que toute la communauté Internet sur l’ensemble de l’année 2000 (source: “The Broadband Fact Book” publié en 2007 par “The Internet Innovation Alliance”).

Investir davantage dans les infrastructures…

… pour ne pas priver les consommateurs, administrations et entreprises des nouveaux développements et services en la matière, donc pour rester compétitif. La loi du 22 décembre 2006 sur la construction d’autoroutes de l’information marque le début de cette mise à niveau. Plusieurs projets concernant des centres d’hébergement de données en sont la conséquence directe. Beaucoup d’entre eux visent le secteur financier, qui n’est pourtant pas le plus nécessiteux.
Ce sont les particuliers, les administrations, le secteur privé non bancaire et celui du contenu qui auront besoin de capacité.
“Une politique proactive en matière de connectivité”

C’est ce que prévoit le Programme national de réforme pour assurer la connectivité aux réseaux mondiaux, un débit en tous lieux, une concurrence accrue par le biais de la multiplication d’infrastructures fixes ou radio. L’opérateur historique a revu à la hausse son budget, ce qui permet d’avancer dans le déploiement d’infrastructures en fibres optiques et ressources associées en 2010 et 2011.
Le Gouvernement soutient cet effort par une accélération parallèle de projets complémentaires concernant l’extension des centres d‘hébergements, tant en nombre qu’en surface.

Le programme “fiber to the home” lancé par l’EPT est accéléré, tandis que le dédoublement des “backbones” est/ouest sera réalisé plus tôt que prévu. Parmi les autres efforts déjà consentis, on peut citer la loi sur la construction d’autoroutes de l’information qui est d’application depuis fin 2006; la création de Luxconnect en 2007, qui a eu pour corollaire la mise en place début 2009 de l’équipement, du câblage et des infrastructures requises ou une offre de connectivité européenne large bande lancé par l’opérateur historique fin 2007. Le Luxembourg devrait donc disposer d’une infrastructure de pointe pouvant être valorisée sans délais ni contraintes, pour une relance de l’économie rapide et profitant à tous les secteurs.



Les adresses web .lu du Luxembourg sont parmi les plus sûres du monde
    
Une étude menée par la société McAfee a démontré que les noms de domaines luxembourgeois (.lu) figurent parmi les plus sûrs du monde.

Le Grand-Duché se place en seconde position parmi les 27 pays de l’Union Européenne et figure en quatrième position parmi les pays les plus sûrs du monde, derrière le Japon (.jp), l'Irlande (.ie) et la Croatie (.hr).

Lors de cette étude, McAfee a testé, au Luxembourg, quelque 5.750 sites web sous (.lu) pour parvenir à ces conclusions. C’est le Cameroun (.cm) qui se classe en dernière position. Le risque d'être attaqué par un site web camerounais (.cm) est de 69,7%, alors qu’au Luxembourg, il n'est que de 0,3%, ce qui représente 16 sites parmi les 5.750 sites qui ont été testés. En moyenne générale, 5,5% de tous les sites Web testés dans le monde peuvent être considérés comme risqués.

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