Agora

Une réelle capacité
d’aller de l’avant

 

Le site de Belval a beaucoup fait parler de lui ces derniers temps avec la création d’un groupement européen de coopération transfrontalière franco-luxembourgeois. Si 2009 a été une année difficile pour le secteur immobilier, les importants investissements de l’Etat et la concrétisation de nombreux chantiers sur le site sont de très bon augure pour la suite. Vincent Delwiche, directeur général d’Agora, nous a livré de précieuses informations sur le sujet.

Monsieur Delwiche, la période actuelle est marquée par un fort ralentissement de l’économie. Cela a-t-il un impact sur vos projets de développement?

Le ralentissement auquel vous faites référence est généralisé, dans tous les pays et tous les secteurs. Le secteur de l’immobilier est particulièrement touché. Il est donc normal que chaque zone de développement en subisse les effets. En ce qui concerne le site de Belval, on peut répondre à plusieurs niveaux. 2009 a été une année qui n’a pas connu de renonciation sur des programmes. Il est cependant bien entendu que nous avons été conduits à revoir certaines phases de programmation. Il faut évoquer aussi les inquiétudes qui se sont manifestées en début d’année concernant l’avenir de la galerie commerciale. Les faits nous ont cependant montré assez rapidement que le niveau d’engagement des investisseurs et des commerçants ne correspondait pas aux rumeurs mais, bien au contraire, dénotait une réelle volonté et une capacité d’aller de l’avant.
2009 a également été l’année de l’arrivée des premiers habitants sur le site avec l’ouverture du quartier Belval Nord au mois d’octobre. Cette ouverture nous a permis de constater une vraie réussite de la commercialisation des produits d’habitation. C’est également la première fois qu’au niveau national le site s’est placé en tête des zones de développement pour la location de bureaux avec 20.000 m2 de prise en occupation. Disons que nous avons des résultats qui nous mettent en confiance pour les prochaines années.

Vous êtes donc optimistes. Pouvez-vous nous en donner les raisons?

L’optimisme est une vertu, quand il est mesuré. Je crois cependant que plusieurs facteurs nous permettent réellement de prévoir un développement positif pour les prochaines années. Le premier d’entre eux, c’est l’investissement de l’Etat à Belval, notamment avec la mise en chantier de l’Université. C’est maintenant une réalité. La Maison des Sciences qui est en travaux sera livrée d’ici quatre ans pour accueillir les premiers étudiants. Parallèlement, tout en maintenant son effort sur les infrastructures d’accès – la liaison Micheville et la gare –, l’Etat a débuté la construction de son immeuble administratif sur la Terrasse des Hauts-Fourneaux. Il faut aussi rappeler que le lycée technique doit être ouvert à ses 1.300 élèves dés la rentrée 2011. L’apport très substantiel des investissements publics sur le site est un réel “booster” pour notre développement. Un véritable signe de confiance pour les investisseurs. De ce côté d’ailleurs, je peux vous annoncer que 2010 sera intéressante avec le début
de construction de plusieurs bâtiments.
Plus de 15.000 m2 sur le quartier Square Mile et 16.000 m2 d’habitation à Belval Nord.
Cette année sera également celle de l’ouverture définitive du complexe Plaza 2 et du premier hôtel à Belval. Pour être complet, je ne veux pas oublier le projet de CIPA de la commune de Sanem qui apporte un élément supplémentaire à la mixité que nous nous efforçons de promouvoir depuis le début.

Les investissements publics et privés sont au rendez vous. Quel est le programme d’Agora pour accompagner ces réalisations?

60% de notre programme d’infrastructures est quasi-réalisé. Nous allons le poursuivre pour apporter plus de confort et de services aux occupants du site. L’autre aspect sur lequel nous allons mobiliser nos efforts sera celui du paysagement avec le début des travaux d’aménagement du parc et des places publiques. C’est surtout le cas de la place Agora, au pied des Haut-Fourneaux que nous inaugurerons au cours de l’été. Enfin, notre regard se portera avec attention sur les réflexions engagées par la partie française pour le projet situé de l’autre côté de la frontière, en vis-à-vis de Belval (projet d’écocité du Val d’Alzette), pour lequel nous souhaitons pouvoir apporter notre expertise et notre expérience.

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