Mersch

Une zone urbaine mixte
au cœur de Mersch

A l’ordre du jour à Mersch, un bâtiment central pour les sapeurs-pompiers,
l’agrandissement du parc communal, une école précoce et une maison-relais,
mais aussi un projet de plus grande envergure qui s’étend à tout le quartier de la gare.

Albert Henkel, bourgmestre, nous donne quelques précisions.

Quels sont les grands projets en cours, au niveau communal?

Le projet actuel le plus important est l’édification d’un bâtiment central pour le service incendie. Mersch compte aujourd’hui, pour ses sept localités, cinq corps de sapeurs-pompiers volontaires, qui seront réunis dans ce nouveau bâtiment d’ici fin 2011. Ceci permettra une gestion plus efficace des moyens techniques, qui sont tout de même substantiels. Le coût de ce projet s’élève à 6 millions et demi d’euros.
 
Un autre chantier en cours est l’extension de notre parc communal, qui se trouve en contrebas de la place Saint-Michel et du château. Avec son petit plan d’eau, c’est vraiment un joyau de notre commune. Un débit de boissons y sera installé, pour la construction duquel nous avons dû obtenir une dérogation car il se situe en zone inondable, ainsi qu’une grande tour, une sorte de mirador, qui offrira une vue imprenable sur toute la vallée de l’Alzette. Seront également implantées des aires de jeux pour les enfants de tous les âges et des marais, dont nous ferons une gestion naturelle, c’est-à-dire que nous ne faucherons pas toutes les semaines, peut-être même une seule fois par an ou pas du tout à certains endroits. Nous estimons que le chantier, qui demande un investissement d’environ 1 million d’euros, sera terminé pour l’été 2010.
La transformation de l’ancienne école de Reckange avec un devis de 3,5 millions d’euros est également prévue. Nous y logerons des activités parascolaires comme l’enseignement de la musique ou des langues, ce qui nous permettra de libérer les salles de classe dans l’école Nicolas Welter qui est adjacente au château. Nous sommes en train d’établir les programmes et les plans pour une nouvelle maison-relais et pour une école précoce, que l’on appelle aujourd’hui cycle 1A, à l’endroit de l’école Nicolas Welter. Ce projet se chiffrera probablement à plus de 8 millions d’euros. Nous sommes, par ailleurs, à la recherche d’un site pour implanter un campus scolaire communal de l’autre côté de l’Alzette, où nous souhaiterions regrouper une autre école fondamentale et une autre maison-relais d’ici une douzaine d’années.

 
Qu’en est-il de la réhabilitation du quartier de la gare à Mersch?

Cette réaffectation est un défi politique majeur, dans le sens où elle conditionnera
le développement de Mersch pour les
50 années à venir.

Nous avons organisé, en collaboration avec le ministère de l’Intérieur -dont les attributions sur ce point sont tombées, depuis la formation du nouveau gouvernement, sous l’égide du ministère du Développement durable et des Infrastructures-, une consultation rémunérée au sujet du quartier de la gare à Mersch. Le point de départ de ce projet est le transfert vers d’autres lieux des industries agro-alimentaires du groupe CEPAL (Centrale paysanne) qui se développent actuellement sur un terrain de 17 ha situé derrière la gare. La commune a acquis, dans le même secteur, une ancienne fonderie qui a été démolie et dont le terrain est en train d’être assaini. Le périmètre sur lequel s’étend la consultation rémunérée s’étend sur une soixantaine d’hectares. L’objectif est d’y créer une zone urbaine mixte qui regroupera des habitations, des commerces, des services et des loisirs. Quatre équipes ont été sélectionnées pour développer leurs idées au sujet de la viabilisation du quartier, notamment de ces futures friches, dont chacune se compose d’un architecte, d’un paysagiste, d’un urbaniste et d’un bureau d’ingénieurs s’occupant de la mobilité, qu’elle soit douce ou motorisée.

Une donnée fixe pour cette consultation est la construction de deux nouveaux lycées dont la pose de la première pierre a eu lieu le 30 octobre dernier en présence des ministres Claude Wiseler et Mady Delvaux-Stehres. Ce projet sera réalisé en Public Private Partnership, ce qui est une grande première au Grand-Duché pour des établissements scolaires. Les immeubles seront construits et gérés par des partenaires privés qui les loueront ensuite à l’Etat. Le “Neie Lycée”, qui est une école-pilote, accueillera 1000 élèves et le LTPES (lycée technique pour professions éducatives et sociales), 700 élèves. Un internat pouvant accueillir 100 personnes sera bâti. L’ensemble doit être opérationnel pour décembre 2011.

Ceci engendrera une nouvelle dynamique, mais aussi des problèmes de trafic, ce qui nous amènera à certains réaménagements routiers, dans ce quartier et aux alentours. Pour des raisons de sécurité les CFL feront supprimer un passage à niveau qui sera remplacé par un souterrain pour piétons et cyclistes, et ce avant même la mise en service des lycées. Une voie de substitution sera créée, avec un pont qui surplombera les chemins de fer et l’Alzette entre Moesdorf et Beringen.
La CEPAL conservera-t-elle ses activités au sein de la commune?  

La société Versis, qui est un des propriétaires du site de la CEPAL pour le stockage des blés, la fabrication des aliments pour bétails et des semences, nous a approché, il y a longtemps déjà, parce qu’elle cherchait un terrain. Nous leur avions alors proposé un site de 7 ha en rase campagne à proximité de Pettingen, mais le dossier était resté sans suite dans un premier temps. Versis est revenu vers nous en avril dernier, ce qui n’a pas été mis au grand jour parce qu’il leur fallait encore acquérir des terrains adjacents. Ce qui nous amené à donner notre accord est le fait que cela va conserver 100 emplois et en créer 60 nouveaux sur le territoire de la commune, tout en déplaçant cette industrie génératrice de poussière du centre vers la périphérie de la commune.
Quelle est votre politique en matière d’écologie?

Nous avons fait de nombreux progrès en ce qui concerne la mobilité: nous étions la première commune à instaurer le Flexibus, nous offrons aussi un Kinobus et un Late Night Bus.
Mersch est le deuxième propri&eacut
e;taire forestier communal du Luxembourg, après la Ville de Luxembourg. Nous possédons 1150 ha de forêts, que nous avons fait certifier avec le label PEFC.
La commune s’alimente en électricité provenant à 100% de sources d’énergie renouvelables. Nous proposons du conseil énergétique à nos habitants par l’intermédiaire de l’Agence de l’Energie. Nous allons également engager un conseiller énergétique qui aura pour mission de mettre en pratique les résultats du concept énergétique que nous avons fait établir pour les bâtiments communaux et de suivre tout ce qui touche à l’écologie et à l’énergie au sein de l’administration communale.

Lire sur le même sujet: