Communes

Esch-sur-Alzette
L'harmonie à tout prix
 
Plusieurs grands chantiers sont en cours de réalisation à Esch-sur-Alzette, la deuxième ville du pays. Au cœur de toutes les pensées, la poursuite du développement de l'ancienne friche industrielle Belval qui devrait relancer l'économie de la ville. D'autres projets devraient également voir le jour en
 
 
Quel est le véritable enjeu de Esch/Belval pour la ville d'Esch?

Le site de Belval donnera un nouvel élan à la ville sur le plan économique et social. Il faut savoir que la ville souffre du déclin de la sidérurgie qui a débuté dans les années 70 ; nous n'avons depuis jamais su retrouver la prospérité d'antan. Il fallait donc impérativement miser sur une diversification de l'économie de la ville pour répondre à ce déclin. Le site de Belval permettra à Esch de devenir le pôle universitaire du pays avec l'université qui y prendra racine, nouveau moteur de l'économie de la région. Car cette université signifie l'implantation de centres de recherche couplés au CEPS et au nouveau Laboratoire National tous deux situés dans les environs, respectivement à Differdange et à Dudelange. S'ajoutent donc avec ces thèmes porteurs la recherche et le développement dont la biomédecine et les sciences de la vie ainsi que les technologies qui touchent à la santé. La ville d'Esch abritera ainsi une cité des sciences où tous les acteurs pourront s'alimenter les uns les autres. Nous devons pour cela mettre en place des infrastructures d'accueil spécifiques pour accueillir étudiants, chercheurs et enseignants tout comme proposer des offres culturelles et sportives adaptées à ce nouveau public. Il s'agit d'établir par là des partenariats économiques avec tous les acteurs économiques sur le terrain dont un partenariat avec le Pro-Sud qui regroupe les douze communes dans le sud du pays. Nous avons démarré ces travaux en 2000 avec l'arrivée du nouveau collège échevinal et moi-même. Notre objectif a consisté avant tout à chercher à revaloriser la ville existante pour faire face au développement des nouveaux quartiers d’Esch et de Belval mais également le Nonnewiesen pour nous positionner comme ville du commerce. Pourquoi une ville du commerce? Parce que la plus-value que constitueront l'université de Esch/Belval et le Nonnewiesen doit pouvoir profiter au commerce dans l'ensemble de la ville. Nous avons pour cela énormément investi dans un projet global de ville pour revaloriser à la fois l'entrée en ville et le centre-ville autour de l'hôtel de ville (Place du Brill). Quant au quartier du Brill, il sera le quartier étudiant par excellence.

Ne peut-on pas craindre dès lors que tout l'avenir de Esch ne se joue à Belval?

Non. Nous ne voulons pas d'îlot de prospérité à côté de la ville mais un nouveau quartier dynamique dans la ville, raison pour laquelle nous avons beaucoup investi dans le centre-ville. Il faut savoir qu’Esch-sur-Alzette comprend des quartiers très anciens comme le Brill et des quartiers récents comme Belval ou le Nonnewiesen. Nous avons tout mis en œuvre pour développer les nouveaux quartiers en harmonie avec le reste de la ville, notre défi principal. Nous ne voulons pas d'un deuxième Kirchberg. Je pense qu'avec la polyvalence recherchée, nous ne courons pas le risque d'une concentration de l'activité à Belval. Certes, il y a toujours des risques mais nous avons donc, comme je le disais, tout fait pour que les différentes activités économiques soient complémentaires, en particulier pour le commerce. Nous avons à cet effet créé l'an passé un city management Esch/Sanem. Je suis convaincue que les différents pôles commerciaux n'entreront pas en concurrence puisque la clientèle de la rue de l'Alzette, la plus grande zone piétonne du pays, ne sera pas la même que celle de Belval. Nous avons d'ailleurs prolongé la zone piétonne de sorte qu'elle rejoint la zone piétonne du Brill, ce qui constitue un atout supplémentaire. Sachez que la population eschoise a toujours été favorable à la réalisation du nouveau site Belval.    PhR

Suite et fin de notre entretien dans le prochain numéro. symbiose avec le nouveau site. Rencontre avec le bourgmestre Lydia Mutsch.

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