Esch-sur-Alzette

Esch-sur-Alzette,

Des nouveaux quartiers pleinement intégrés dans la ville

 

L’implantation de l‘université et le développement économique et culturel récent ont entraîné une augmentation de la population et de la densité urbaine qui s’est traduite par la création de 20 nouvelles rues et de 2 nouveaux quartiers, portant le nombre total de ceux-ci à 18. Ainsi, Esch, ancienne métropole du fer, a officiellement pris un nouveau visage en novembre dernier avec le “baptême” des quartiers de Schlassgoard et Universitéit, ce dernier étant plus connu sous le nom erroné de Belval.

Interview de la députée-maire, Lydia Mutsch.

 

Où en est l’évolution des nouveaux quartiers d’Esch?

Nous considérons que les nouveaux quartiers tels que Schlassgoard, Nonnewisen et Universitéit comme étant partie intégrante de la ville d’Esch et non comme de nouvelles villes qui sont en train de pousser à côté d’elle. Universitéit, particulièrement, est un quartier qui revêt un caractère exceptionnel de par son envergure et de par les énormes sommes y ont été investies aussi bien par l’Etat et que par le secteur privé, mais il reste un quartier de la ville et non une île qui est en train de se développer au Sud du pays. Nous n’avons jamais eu cette conception.

 

Quelle est votre stratégie pour intégrer pleinement Belval/Universitéit dans la ville? 

Nous nous appuyons sur 3 piliers: l’urbanisme, la mixité des fonctions et le développement durable.

L’urbanisme: il existe un lien entre Universitéit, le quartier existant de Raemerich, le quartier en construction de Nonnewisen et le centre-ville. Cet axe nord est la partie qui manquait encore à notre plan de la ville qui est très ancien.

La mixité des fonctions: le quartier propose à la fois des logements, des loisirs, des commerces, des espaces verts et de détente, des structures d’enseignement et de recherche, etc. Il est rare de combiner toutes ces fonctions dès la conception; en général, cela se fait au fur et à mesure.

Le développement durable: Universitéit est un quartier modèle -et Nonnewisen le sera aussi- dans le sens où les transports en commun y sont bien développés et où le principe est celui des “courts chemins”: pas besoin de voitures, tous les services sont à proximité immédiate.

 

Comment se passe l’interaction avec la commune de Sanem avec qui vous partagez le site?

Nous avons une collaboration exemplaire. Sans cela, le projet n’aurait pas pu se concrétiser. Nous avons toujours opté pour la cause commune. Tout d’abord, en tant que personnes, nous nous entendons très bien, ce qui était déjà le cas avec le bourgmestre précédent. Ensuite, les 2 communes se rapprochent par ce projet commun. Sanem accueille surtout le volet logement, ainsi qu’un grand parc et Esch les infrastructures étatiques, comme l’université, ou encore le boulevard Micheville qui nous relie à la France. Nous avons formé ensemble un comité spécial qui se réunit régulièrement pour régler les modalités de détails. Nous avons également un concept de city management commun pour assurer que les activités commerciales puissent se développer harmonieusement sur le site, à travers, par exemple, des coopérations avec les commerces qui existent déjà. Les associations commerciales sont impliquées dans ce groupe pour ne pas retrouver, à Universitéit, une copie conforme de ce qui existe déjà dans la rue de l’Alzette.

 

Le centre-ville n’est-il pas amené à être déserté avec l’ouverture de ces grands centres commerciaux?

Je ne pense pas, mais cela reste un souci permanent pour nous. Car si on développe un nouveau quartier où plus de 20.000 personnes habiteront et/ou travailleront, on ne peut pas y ouvrir que des épiceries du coin. Aucun complexe commercial de la taille de Plaza 1 et 2 n’existe encore dans la région et il est tout à fait normal qu’ils deviennent un nouveau point d’attraction. Mais nous sommes en train, au moyen d’accès directs vers le centre-ville, d’encourager les magasins à créer d’éventuelles alliances. Certains d’entre eux auront une dépendance vers les Plaza. Nous avons aussi pris soin de respecter un thème fédérateur: l’université, les médias et la culture, autour duquel de nombreuses activités s’articuleront. On peut citer la franchise Saturn qui s’installera sur le site et qui n’est pas encore implantée dans la région. Il est important d’attirer de nouveaux clients de toute la Grande Région.

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