Ministère de la Santé

Le changement climatique menace la santé

Le lundi 7 avril, consacré Journée mondiale de la Santé, était placé sous le thème: protéger la santé face au changement climatique.

L’OMS se réfère au Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) qui a démontré que le réchauffement de la planète est aujourd’hui une réalité. Au niveau mondial, il devrait provoquer l’apparition plus fréquente et plus intense d’inondations, d’incendies de forêts, de tempêtes et de vagues de chaleur, une augmentation des maladies transmises par les aliments, l’eau ou d’autres vecteurs, ainsi qu’un accroissement des décès prématurés et des maladies liées à la pollution atmosphérique. Certaines de ces conséquences sur la santé commencent d’ores et déjà à apparaître.

Les effets attendus au Luxembourg

Les effets du changement climatique sont multiples et varient d’une région du monde à l’autre. Au Luxembourg, ils concernent de possibles vagues de chaleur en été et la prolongation et l’intensification de la saison de pollinisation. Les personnes âgées, les tout-petits et les personnes de santé fragile sont évidemment les plus vulnérables.

Fréquence accrue des vagues de chaleur

La chaleur risque d’entraîner, spécialement au début de l’été, une augmentation de la morbidité et de la mortalité liées à la chaleur.

Afin de limiter ces risques, un plan “canicule” a été établi en 2005, prévoyant une série de mesures: matériel d’information pour le grand public disponible à la Direction de la Santé, visites régulières aux personnes à risque et isolées organisées par le service social de proximité de la Croix-Rouge avec les réseaux de soins à domicile…

Modification de la saison de pollinisation

Des températures élevées provoquent une concentration plus élevée du pollen dans l’air ambiant, un effet renforcé de ce pollen, ainsi qu’une prolongation de la saison de pollinisation. La station d’aérobiologie du ministère de la Santé au CHL propose les services d’un répondeur automatique indiquant les taux de pollens du moment (tél.: 4411-2183). Des informations sont également disponibles sur le site Internet de ce service (www.pollen.lu).

Maladies transmises par les aliments, l’eau ou d’autres vecteurs

L’augmentation de la température moyenne entraînera la recrudescence de maladies infectieuses transmises par l’eau ou les aliments, comme les salmonelloses, et permettra à des insectes de migrer dans d’autres régions de l’Europe, y apportant des maladies jadis inconnues. Des hivers plus doux favoriseront la survie et la multiplication des tiques, et donc la recrudescence des maladies transmises par ces derniers: borréliose, méningo-encéphalite…

Autres maladies

A cause de l’appauvrissement de la couche d’ozone stratosphérique, moins de rayonnement solaire ultraviolet peut être absorbé. Or, le rayonnement solaire est l’une des causes du cancer de la peau. Voir la brochure: “soleil, ami ou ennemi?” (www.dmp.public.lu/publications/maladies/hygiene_vie/).

Voici quelques propositions simples pour faire des choix personnels qui permettront d’atténuer les effets du changement climatique et d’améliorer votre santé:

– Pour des faibles distances, marchez à pied, utilisez votre vélo ou des “Veloh’s” communautaires,

– Utilisez les transports publics ou proposez le covoiturage,

– Favorisez les produits alimentaires locaux,

– Favorisez les énergies vertes,

– Utilisez des lampes à faible consommation énergétique,

– Déconnectez complétement votre télévision, votre ordinateur, votre chaîne Hi-fi et tout autre appareil électronique qui est en mode stand-by,

– Respectez sérieusement les règles d’hygiène basiques lorsque vous manipulez des denrées alimentaires,

– Evitez les régions infestées par les tiques et, si vous vous y rendez, observez les recommandations du Conseil Supérieur d’Hygiène (www.ms.etat.lu/ConseilSuperieurHygiene/CSH_Recommandations.htm),

– Protégez vos yeux et votre peau du rayonnement solaire.

Pour toute information complémentaire, consultez le site de l’OM : www.who.int/world-health-day/fr/

Communiqué par la direction de la Santé, division de la Médecine préventive et sociale

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