Fashion victim(s)

On croyait que les mines antipersonnel et les bombes à sous-munitions cesseraient enfin de faire parler d’elles. Avec le Traité d’Ottawa (1997) et celui d’Oslo (2008), la planète semblait décidée à faire disparaître ces armes barbares. Et pourtant…

Cambodge, Laos, Syrie, Bosnie, Libye… chaque semaine, de nouvelles victimes sont recensées. Otages de combats en cours ou héritiers de conflits anciens, presque oubliés, des civils continuent, aujourd’hui encore, de payer le prix fort de l’usage de ces armes à travers la planète.

En août 2011, 84 pays et territoires étaient toujours affectés par la présence de mines antipersonnel et de sous-munitions non-explosées.
Au total, 19 états ont utilisé des bombes à sous-munitions depuis 1965 (dont les Etats-Unis, la France, Israël, le Royaume-Uni ou la Russie…). En 2011, de nouvelles bombes à sous-munitions ont encore été utilisées au Cambodge et en Libye, alors qu’en 2010, 17 Etats étaient encore suspectés de produire des sous-munitions.
Tout cela sans oublier les milliards de dollars qui continuent d’alimenter une industrie qui ne connaît définitivement pas la crise…

Heureusement, deux traités existent, et avec eux, de formidables élans d’interdiction ont d’ores et déjà porté leurs fruits: de plus en plus d’états adoptent ces lois internationales, de plus en plus de territoires sont dépollués et de plus en plus de victimes accèdent enfin à l’aide et à l’assistance qu’elles attendent depuis trop longtemps.
C’est ainsi que 111 états ont signé le Traité d’Oslo contre les sous-munitions, et 75 l’ont ratifié. Et ils sont déjà 160 états à avoir ratifié le Traité d'Ottawa contre les mines depuis 1997.

Soutenir les victimes

Ces traités sont indispensables pour garantir la sécurité des civils vivant dans les zones contaminées, ainsi que pour accompagner efficacement les victimes déjà touchées.
En effet, au lendemain de l’accident, une nouvelle vie doit se mettre en marche pour la victime et pour toute sa famille. Soins, réhabilitation, retour dans la communauté, réinsertion scolaire ou professionnelle, les enjeux ne manquent pas pour ceux dont la vie a basculé vers le handicap et qui méritent, comme tout le monde, de vivre normalement.

Ce sont ces défis que Handicap International invite le monde entier à relever. C’est pour les victimes, pour toutes les souffrances inutiles qui leur seront épargnées, et pour toutes les opportunités qui leur seront données, que le combat contre cette mode barbare doit continuer.

Voilà pourquoi l’ONG donne rendez-vous, comme chaque année, au public luxembourgeois, le samedi 6 octobre sur la Place d’Armes à Luxembourg, pour la 13ème Pyramide de Chaussures.

www.sousmunitions.lu

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