Parce que bien vivre n’a pas d’âge

Bien connu dans le paysage luxembourgeois, le groupe Sodexo emploie 1.400 collaborateurs et déploie ses branches dans plusieurs segments comme l’éducation, l’entreprise et la santé en fournissant les repas des restaurants d’entreprises et cafétéria ou en employant du personnel pour les services de nettoyage, de conciergerie ou encore de réception.
Autre corde à l’arc Sodexo, les services et les résidences pour personnes âgées qui ont éclos un peu partout sont des réussites. Visite de la résidence «An de Wisen», un endroit où il fait bon vivre.

 

Sodexo tend la main vers le “troisième âge“. Loin d’être nouveau, ce geste est ancré dans les pratiques du groupe dont le leitmotiv est: «Améliorer la qualité de vie au quotidien».

Pour nos parents et grands-parents, Sodexo a déjà mis sur pied un Club Senior à Strassen, trois logements encadrés pour personnes âgées à Esch-sur-Alzette, à Strassen et le «Konviktsgaart» à Luxembourg-ville, ainsi que deux maisons de soins dont une à Wasserbillig («Op Lamp» a ouvert ses portes en 1999 et accueille 81 résidents) et une autre à Bettembourg. Avec ses 144 résidents, cette dernière, nommée «An de Wisen», est de loin la plus importante.

Ouverte en 1996, cette résidence ne semble pas avoir pris une ride. Le bâtiment brille d’un blanc impeccable et son intérieur est digne d’un hall de palace. Ici, les résidents se baladent à leur guise à l’intérieur ou dans les jardins grâce aux portes automatiques qui laissent libre la circulation et facilitent le passage des personnes en fauteuil roulant.

 

Se sentir chez soi

On l’aura compris, à «An de Wisen», c’est le «bien-être des résidents qui prime», confirme Anne Erasmy, la directrice adjointe.
Oubliées les résidences à l’aspect hospitalier, ici, l’immense bâtiment de trois étages nous accueille avec un rez-de-chaussée doté d’un grand et lumineux espace cafétéria pour les résidents et/ou leurs visiteurs, une salle de restaurant dans laquelle chacun peut venir déjeuner, une salle polyvalente pour les activités ou réunions de familles, un coiffeur et une bibliothèque, entre autres.

Ce rez-de-chaussée s’ouvre sur les allées d’un jardin où de grands espaces verts sont complétés par du mobilier d’extérieur, des bacs à jardinage pensés pour les personnes en fauteuil roulant, des cabanes à outils et deux jardins des sens. Sans oublier l’enclos dans lequel quelques chèvres ne boudent pas le pop-corn que les résidents leur offrent régulièrement.

Plus haut, les trois étages du bâtiment sont séparés en six unités de vie. Spécialisées selon les besoins spécifiques des personnes âgées, elles comptent chacune 24 résidents en leur sein.
Dotée d’un balcon, chaque chambre avec salle de bain est individuelle. Question décoration, un lit, une table de chevet et une armoire sont installés d’office mais chaque habitant peut cependant apporter ses propres meubles et affaires pour une meilleure personnalisation de l’espace. «Nous voulons qu’il se sente comme chez lui», conclut Anne Erasmy.

 

Rencontres de tous les genres

Outre le ballet quotidien d’infirmiers, de kinésithérapeutes, d’ergothérapeutes, d’aides-soignants, d’aides socio-familiales et de psychologues, les unités comptent également deux éducateurs attitrés qui réalisent des plannings hebdomadaires d’activités élaborés en collaboration avec Guy Zoller, coordinateur de soutien. Au programme: arts plastiques, messes, excursions, gymnastiques, repas et soirées à thèmes, aromathérapie, chorales, cuisine, jardinage, échange intergénérationnel avec les enfants d’une crèche de Bettembourg, soins animaliers et, «cerise sur le gâteau», ajoute Guy Zoller, une semaine à la mer. Le tout, cofinancé par l’Amicale de la résidence.

Toujours pratiquées sur la base du volontariat, ces activités doivent avoir un sens pour les résidents. Pour certaines personnes atteintes de démences, ce qui importe surtout, c’est le «lien avec leurs habitudes», comme l’entretien d’un petit potager où ils cultivent des fruits et légumes de saisons. Il s’agit pour le résident de garder le plus possible ses habitudes de vie et d’exécuter les mêmes gestes pour éviter une rupture trop brutale.
«Si nous essayons de faire coller nos thèmes de soirées avec la saison, nous faisons parfois face au fait que, pour certains résidents, notre actualité n’est pas la leur», confirme Guy Zoller. «Ainsi, en automne, par exemple, au lieu d’organiser une soirée pour célébrer Halloween qui est une fête bien trop récente pour certains des résidents, nous choisissons d’organiser un “Hierschtfest“. A l’occasion de cette soirée, nous proposons un plat de saison typiquement luxembourgeois.»

Mais l’activité la plus appréciée est celle des soins aux animaux. ««An de Wisen» compte des chèvres, des chiens confiés à une pédagogue spécialisée dans le travail de soutien avec des animaux de compagnie, un chat et un perroquet», dénombre Anne Erasmy. Et Guy Zoller de confirmer que cette proximité animalière est un véritable stimulus pour certains. «Lorsque la pédagogue part en vacances, les résidents sont plus inquiets pour les chiens que pour elle», s’amusent Anne Erasmy et Guy Zoller. Heureusement, 24 chanceux peuvent reporter tout leur amour sur le chat qui, lui, se promène dans l’une des unités de la résidence. Attention tout de même à ce qu’il ne croise pas la route du perroquet!

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