L’archivage prend son envol

Luxair, LBBW Luxemburg, la Banque des P&T, elles sont de plus en plus nombreuses les sociétés luxembourgeoises comme étrangères qui s’orientent vers le modèle «Archive as a Service» proposé par la société d’archivage électronique Luxembourg e-Archiving qui vise des marchés sectoriels et géographiques européens et diversifiés. Interview de Serge Raucq, administrateur délégué, Bernard Hermant, directeur agréé, et Xavier Laignel, responsable marketing.
 

L’archivage numérique, service informatique à part entière, se décline aussi en mode «As a Service», un service que vous proposez. Comment cela fonctionne-t-il?

Xavier Laignel: L’ «Archive as a Service» est le premier pilier de notre activité qui reprend le concept désormais bien connu du mode SaaS, le «Software as a Service». Notre objectif avec ce concept est de proposer un service complet externalisé d’archivage numérique à valeur légale et pérenne.

Ce concept évite un investissement de départ pour le client qui peut ainsi accéder à un service totalement externalisé via une implémentation rapide et à moindre frais. L’objectif étant de mutualiser les coûts sous-jacents, il permet un retour sur investissement immédiat.

J’y vois également une souplesse certaine pour réadapter les fonctionnalités de la plateforme aux besoins réels du client. Aussi, «Archive as a Service» est l’offre que nous privilégions sur le marché.

 

Ce qui signifie pas d’achat de licence…

Serge Raucq: Effectivement, il n’y a pas d’achat de licences à effectuer.

Mais plus encore que les licences, la mise en place d’un système d’archives électroniques repose sur une organisation apte à opérer correctement ce système et non uniquement la réalisation d’une infrastructure technique, et ce, afin de donner toutes les garanties nécessaires pour assurer le maintien de la valeur légale des documents électroniques archivés à la fois au niveau humain et processus. L’infrastructure est 100% luxembourgeoise, par le territoire, la localisation mais également par toutes les exigences légales et réglementaires.

 

Vous évoquiez un «premier pilier». Quels sont les autres?

Serge Raucq: Le premier pilier, l’AaaS, Archive as a Service, ne convient pas à tout le monde, essentiellement pour des raisons « culturelles» ou «philosophiques». Certains clients préfèrent garder leur service en interne.

Nous intervenons dès lors dans le cadre de ce que nous considérons comme un deuxième pilier en répliquant toute l’infrastructure et le service chez le client de la vente de licences jusqu’à l’administration du système d’archivage. Cette solution est agnostique du point de vue matériel ; on peut démarrer avec de très petites capacités sur l’infrastructure existante chez le client.

Quant au troisième pilier, c’est celui de la consultance. Nous mettons là tout notre savoir-faire dans l’étude du cycle de vie d’un document de façon globale, et nous nous focalisons avant tout sur la trajectoire à suivre selon la norme ISO 15489 qui vise à structurer la démarche d’un client dans sa gestion électronique de ses documents. Nous nous attelons dans ce cadre à ce que toutes les conditions soient remplies pour que le document ait une valeur légale à l’entrée, et pour que celle-ci soit préservée. C’est la vocation essentielle de notre métier.

 

Quelle est votre stratégie, vos perspectives commerciales?

Bernard Hermant: Notre statégie s’articule sur 3 axes. Le premier consiste en la continuation de notre démarche d’excellence, que ce soit en matière de certification, d’organisation, de formation du personnel et du suivi réglementaire et technologique. Nous sommes certifiés ISO27001, ce qui avec notre agément PSF est une base idéale pour rendre un service de qualité maximale tout en s’adaptant aux évolutions qui ne manqueront pas de se produire.
De fait, un système d’archivage électronique n’est crédible que si l’on peut anticiper les changements technologiques, légaux et réglementaires.
Le deuxième élément de cette stratégie c’est l’intégration de la société à l’intérieur d’un écosystème d’experts qui, ensemble, produisent des chaînes de valeur pour les clients, écosystème réunissant plusieurs acteurs tels que par exemple Victor Buck Services, Luxembourg e-Archiving et eBRC dans le cadre de la dématérialisation des bulletins de virement de la Banque des P&T

Enfin, le troisième et dernier élément stratégique consiste à s’organiser pour pouvoir faire face à des marchés sectoriels et géographiques européens et diversifiés.
Notre clientèle n’est aujourd’hui déjà plus à majorité luxembourgeoise: l’environnement légal et réglementaire luxembourgeois est particulièrement performant et permet aux sociétés étrangères de sous-traiter la gestion de leurs archives en toute confiance à Learch.
Parmi nos clients, une des plus grandes banques françaises de même que la LBBW Luxemburg, Luxair et la Banque des P&T.

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