Développer la recherche génétique au Luxembourg

Spécialisée au départ dans la représentation de firmes pharmaceutiques étrangères, Prophac, qui souffle ses 65 bougies, a su au fil du temps diversifier ses activités. Bien plus que la simple commercialisation de médicaments ou d’appareils médicaux dernier cri, Prophac a fait appel à des spécialistes qui ont pour mission, au sein de la société, de guider l’utilisateur, patients comme chercheurs, dans le maniement de ces outils très pointus. Interview de son directeur gérant Philippe Zirnheld.

Monsieur Zirnheld, Prophac vient de célébrer son 65e anniversaire. Pouvez-vous brièvement revenir sur l’historique de la société?

L’activité historique de Prophac, qui a vu le jour en 1946, est la représentation de firmes pharmaceutiques étrangères. Nous assurons à ce titre pour les laboratoires pharmaceutiques la demande d’autorisation de mise sur le marché, la demande du prix et du remboursement, le marketing adapté au marché luxembourgeois, l’information médicale aux médecins et pharmaciens et la commercialisation et la distribution effective des médicaments à tous les acteurs de la santé.

Est venue se greffer à cette activité pharmaceutique l’activité diagnostique en 1969. Nous commercialisons les appareils et les réactifs de la société Boehringer Mannheim, rachetée par le grand groupe pharmaceutique Roche en 1998, depuis la fin des années 40.
Suite à ce rachat, nous avons pu consolider et élargir nos domaines d’activités avec le lancement d’automates d’analyses médicales de plus en plus performants, l’essor et le développement de la biologie moléculaire et la mise à disposition au corps médical et à leurs patients d’appareils permettant le self-monitoring du diabète et de la coagulation. Aujourd’hui, nous sommes fiers de représenter les grandes firmes internationales qui sont Roche et Sysmex.

Quels sont ces appareils?

Les analyseurs et réactifs hautement performants de ces firmes trouvent surtout une application dans les laboratoires d’analyses hospitalières et privés. Ici notre tâche est d’assurer le lancement et le fonctionnement d’analyseurs médicaux de plus en plus performants et aider à garder le secteur de la santé luxembourgeois au niveau le plus élevé possible.

Un deuxième domaine, appelé «Point of Care», concerne non seulement le corps médical mais aussi le patient lui-même. La mise à disposition d’appareils permettant le self-monitoring du diabète et de la coagulation permet une meilleure prise en charge de patients atteints de diabète ou suivant un traitement avec certains agents anticoagulants. La possibilité d’effectuer des analyses délocalisées ne facilite pas seulement le suivi régulier des patients, mais aussi d’améliorer leur quotidien. Nos spécialistes forment les patients à l’utilisation des appareils.

Le troisième domaine dans lequel notre service est actif est celui de la biologie moléculaire et cellulaire. Ici nous commercialisons des appareils et des réactifs qui sont utilisé dans les laboratoires d’analyses médicales et dans les laboratoires et centres de recherche.Les besoins de ce secteur se recouvrent très bien avec le portfolio de produits que nous pouvons offrir avec notre partenaire Roche et les Firmes Ventana, Innovatis et 454 Life Sciences que Roche a acquis. Un appareil adapté au marché du Luxembourg est le nouveau séquenceur d’ADN «GS Junior». Cet analyseur de la taille d’un micro-onde, pourra facilement être utilié pour le séquençage de bactéries ou le re-séquençage de gènes associés à des maladies. Dans quelques années on pourrait même imaginer son utilisation dans le diagnostic de routine en milieu hospitalier.

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