«AI and the rule of law»

Le 29 mars 2021, le Premier ministre et ministre des Communications et des Médias Xavier Bettel a prononcé l’allocution d’ouverture lors de la session dédiée à l’Intelligence artificielle (IA) à l’occasion du World Law Congress. Cette session présidée par Viviane Reding, vice-présidente de la World Jurist Association, a développé le sujet de l’évolution de la profession juridique par la technologie de l’IA.

Dans son intervention, Xavier Bettel a évoqué le potentiel de cette nouvelle technologie tout en soulignant l’importance du respect absolu des droits humains lors de son développement et lors de son utilisation. Il s’agit ainsi de veiller, lors de la programmation d’un algorithme, à écarter tous les biais potentiels et veiller à ce que les algorithmes garantissent un traitement égal à chaque citoyen. Voilà pourquoi des cours sur l’IA sont proposés aux fonctionnaires du Luxembourg, et un nouveau cours sur l’éthique en matière de l’IA est en élaboration pour la fonction publique luxembourgeoise.

«Pour moi, il est fondamental que l’être humain restera impliqué lors d’un traitement de données sur base de l’IA. Le citoyen doit toujours pouvoir s’adresser à des personnes et non à des algorithmes. Par ailleurs, il m’importe que les citoyens auront confiance dans l’IA, c’est pourquoi j’avais lancé une consultation publique à ce sujet, dont les résultats seront présentés prochainement», a ajouté le Xavier Bettel.

Enfin, le Premier ministre a évoqué les nombreuses opportunités de l’IA pour les juristes, notamment en ce qui concerne l’analyse d’importantes quantités de données de textes législatifs ou de la jurisprudence. Ainsi, le Service central de législation (SCL), responsable du Journal officiel, a créé le projet «Casemates» basé sur les technologies du Web sémantique afin d’améliorer l’accès à la législation et d’optimiser la recherche, projet qui est devenu une référence européenne et que deux pays européens viennent d’adopter pour moderniser leurs systèmes de publication de la législation. Le SCL examine également actuellement la possibilité de doter Legilux d’une fonctionnalité de recherche via un chatbot basé sur l’IA.

Communiqué par: Service des médias et des communications (SMC)

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