L’autopartage favorise la transformation de la mobilité au Luxembourg

L’application MOQO garantit une utilisation facile et un bon service

Aix-la-Chapelle / Luxembourg, janvier 2021 – Le Luxembourg aussi travaille intensivement à la révolution des transports. Le Duché a fait l’objet de beaucoup d’attention lorsqu’il est devenu le premier pays au monde à introduire la gratuité des transports locaux à la fin du mois de février 2020. Avant cela, un système national d’autopartage a été mis en place avec FLEX Carsharing, qui doit encore être étendu. Le fournisseur FLEX CFL Mobility prévoit d’utiliser la plateforme de mobilité partagée de MOQO à l’avenir. Le savoir-faire des experts de la mobilité partagée d’Aix-la-Chapelle est de plus en plus demandé dans de nombreux pays.
Le Luxembourg est le pays de l’UE qui présente le taux de motorisation individuelle le plus élevé. Les raisons en sont le haut niveau de prospérité, les pratiques avantageuses en matière de voitures de société et une très bonne infrastructure routière. Toutefois, l’infrastructure n’a pas pu empêcher le nombre élevé de véhicules d’entraîner le chaos de la circulation. C’est pour cette raison et pour la protection du climat que ce pays de 620 000 habitants, avec 200 000 frontaliers en provenance d’Allemagne, de France et de Belgique chaque jour ouvrable, se concentre désormais sur une transformation du trafic plutôt que sur le chaos de la circulation.

Le carsharing national avec FLEX
Depuis quelque temps, CFL Mobility, en tant que filiale des chemins de fer luxembourgeois CFL, développe un système d’autopartage sous la marque « FLEX ». L’objectif de FLEX est de proposer l’autopartage à l’échelle nationale. Jürgen Berg, directeur général de CFL Mobility : « Avec FLEX, nous voulons combler le fossé entre les transports publics et la mobilité privée, afin que l’utilisation des transports publics devienne une alternative attrayante à la possession d’une voiture ».
Le projet a débuté en 2018 avec des stations près de 25 gares de CFL. L’accent a été mis sur les zones à plus forte densité de population. La ville de Luxembourg fait l’objet d’une attention particulière. La demande y est très élevée, mais il est difficile d’obtenir des places de parking appropriées pour les stations FLEX dans cette ville très dense où la concurrence est forte. Actuellement, FLEX exploite son service exclusivement à partir des stations.

Différents modèles commerciaux
Dans sa stratégie, CFL Mobility se concentre sur trois domaines. Le domaine principal est constitué par les stations d’autopartage FLEX de CFL Mobility. Un autre domaine est celui des partenariats avec les municipalités et les entreprises, qui partagent alors également les risques et les opportunités économiques du carsharing. Le troisième domaine, actuellement en phase de test, est décrit par Jürgen Berg : « Les voitures de société, qui sont disponibles en grand nombre au Luxembourg, doivent avoir une « double vie ». Pendant la journée,
elles sont disponibles pour les voyages d’affaires, et en dehors des heures de travail, elles peuvent être utilisées par les employés à des conditions favorables. Il s’agit non seulement d’une situation avantageuse pour les entreprises et les employés, qui permet d’économiser des coûts et des places de parking, mais aussi d’une manière pour réduire l’attrait et le nombre de voitures particulières et donc la densité de véhicules ».
Dans un premier temps, CFL Mobility testera ce concept en interne dans son propre consortium d’entreprises sous le nom de CFLEX. Jürgen Berg explique : « Nous voyons une grande opportunité dans l’utilisation combinée des véhicules de société pour les affaires et l’usage privé. En tant que l’un des plus grands employeurs du Luxembourg, CFL est l’entreprise idéale pour explorer le potentiel de l’autopartage en entreprise. Nous attendons avec impatience le projet CFLEX ».

MOQO App pour une utilisation facile et un bon service
C’est là qu’intervient MOQO, la plateforme de mobilité partagée d’Aix-la-Chapelle. Jürgen Berg explique : « Pour le projet CFLEX, nous avons besoin de logiciels innovants et puissants qui soutiennent notre concept et contribuent à la réussite du projet. C’est ainsi que nous avons pris connaissance de MOQO ».
La plateforme MOQO cartographie numériquement tous les processus nécessaires au partage : des processus de location et de facturation aux validations de permis de conduire et aux services, tels que le nettoyage et l’enregistrement des dommages ou de l’état des véhicules, en passant par les systèmes de personnel ou de comptabilité. Tout est entièrement numérisé. Et les processus numériques déchargent le fournisseur de toutes ces tâches.
MOQO offre également une utilisation simple, pratique et transparente aux clients du carsharing. Il leur suffit d’abord de télécharger l’application et de s’inscrire. Lorsqu’ils se connectent ensuite en tant que clients, un service complet leur est proposé. Grâce au menu facile à utiliser, ils peuvent voir à tout moment où se trouvent les véhicules qui sont à leur disposition. Ils peuvent les réserver spontanément ou à l’avance. Dans le cas des véhicules électriques, ils sont également informés de l’état de charge de la batterie et de l’autonomie. En outre, le système leur offre une transparence totale à tout moment sur tous les services utilisés et leurs coûts.

La qualité est indispensable
Jürgen Berg sait également que l’acceptation de la mobilité partagée dépend essentiellement de la qualité du service et de l’accessibilité : « Ici, au Luxembourg, nous devons tenir compte des exigences élevées des habitants de la région. La qualité et la disponibilité ainsi que le confort et la sécurité sont fondamentaux. L’autopartage ne doit pas être perçu comme une restriction de la mobilité. Au contraire : les clients doivent se sentir à l’aise, ils doivent s’amuser, l’autopartage doit être « présentable ». Nous sélectionnons nos véhicules et concevons nos services dans cette optique ».

 

 

Illustration : Station FLEX dans la commune luxembourgeoise de Diekirch – © CFL Mobility

Lire sur le même sujet: