Conseil informel «Agriculture et Pêche» de l’Union européenne au sujet du Coronavirus

Le ministre de l’Agriculture, de la Viticulture et du Développement rural, a participé au Conseil « Agriculture et Pêche » de l’Union européenne qui s’est déroulé ce mercredi 25 mars par vidéoconférence.

Lors de cette réunion informelle, les ministres de l’agriculture ont eu un échange de vues sur l’impact de la pandémie sur le secteur alimentaire et ont partagé leurs expériences concernant les mesures décidées pour y faire face.

Les ministres ont notamment fait le point sur les obstacles existants au sein du marché intérieur afin de fluidifier au maximum les échanges intra- et extracommunautaires de produits agricoles et ainsi éviter des pénuries.

De ce fait, le ministre de l’Agriculture soutient l’instauration de « green lanes» , c.-à-d. l’instauration de corridors (routiers, maritimes et aériens ) réservés au transport de biens essentiels.

Pour Romain Schneider, il est primordial qu’un transit sans entrave des travailleurs frontaliers, des denrées alimentaires ainsi que le transport d’animaux d’élevage restent garantis. Le ministre luxembourgeois a néanmoins encore une fois insisté sur le fait que le transport d’animaux vivants entre les pays de l’UE doit se poursuivre en respectant les règles du bien-être animal.
« La chaîne de production et de transformation de denrées alimentaires, la vente directe ainsi que l’acheminement des aliments doivent rester opérationnels afin de garantir la sécurité alimentaire à Luxembourg et en Europe. »

Dans ce contexte Romain Schneider a également tenu à remercier ses homologues de nos pays limitrophes de tenir compte de la situation particulière des exploitants agricoles luxembourgeois, sachant que 8 % de leurs terres agricoles se situent dans le voisinage direct de l’autre côté de la frontière. En gardant leurs frontières ouvertes pour les travailleurs des secteurs essentiels, le maintien de l’activité du secteur de l’alimentation reste assuré.

Concernant la main-d’œuvre saisonnière, au Luxembourg plusieurs secteurs agricoles notamment celui des fruits et légumes, mais aussi la viticulture en dépendent durant la saison de récolte qui débutera mi-avril avec la récolte de salades et d’asperges. Dans ce contexte Romain Schneider a précisé qu’un inventaire des besoins est en train d’être fait pour parer aux imprévus le cas échéant.
En outre, les règles révisées en matière d’aides d’État permettent un cadre flexible aux Etats membres pour apporter un soutien immédiat aux professionnels du secteur agricole, notamment pour garantir une certaine liquidité aux entreprises.

« Compte tenu de l’insécurité et d’éventuelles fluctuations des marchés agricoles « un monitoring permanent de la situation, ainsi qu’une réactivité et flexibilité quant aux solutions sont de mise. »
Le ministre de l’Agriculture a réitéré qu’avec la mise en place par le Gouvernement de mesures spécifiques (Règlement grand-ducal du 20 mars 2020 portant modification du règlement grand-ducal du 18 mars 2020 portant introduction d’une série de mesures dans le cadre de la lutte contre le Covid-19), les activités essentielles liées à l’agriculture et la production alimentaire restent garanties à Luxembourg.

« Les agriculteurs ainsi que tous les professionnels du secteur agricole sont un pilier essentiel et indispensable dans l’approvisionnement de la chaîne alimentaire, vitale pour toute la population ».

Communiqué par: ministère de l’Agriculture, de la Viticulture et du Développement rural
Photo ©MA

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