Inspection générale de la sécurité sociale

L’Inspection générale de la sécurité sociale (IGSS) vient de publier son 44e rapport général sur la sécurité sociale pour l’année 2018.

Le rapport présente de manière détaillée l’évolution des recettes et des dépenses des différents régimes de la protection sociale, les caractéristiques des bénéficiaires, une analyse sur les prestataires ainsi que sur les prestations fournies et prises en charge par les différents régimes.

Les chiffres-clés pour l’année 2018

En 2018, les recettes courantes de la protection sociale s’élèvent à 13.775 millions d’euros, présentant une progression de 0,3% par rapport à 2017. Les dépenses courantes atteignent de leur côté 13.491 millions d’euros, soit une augmentation de 8,4% par rapport à 2017. Le bilan de l’année 2018 présente donc un solde global positif de 284 millions d’euros, soit 0,5% du PIB. La performance négative du Fonds (Fonds de compensation commun au régime général de pension) suite à la baisse des marchés d’actions intervenue fin 2018, performance inédite depuis la création de son organisme de placement collectif en 2007, explique la faible progression des recettes courantes et la hausse significative des dépenses courantes entre 2017 et 2018.

Côté prestations, en adoptant la structure proposée par SESPROS (système européen de statistiques intégrées de la protection sociale), les prestations de la fonction vieillesse/survie représentent, avec une part de 39,7%, les dépenses les plus importantes de l’ensemble des prestations distribuées par le système de protection sociale en 2018. Viennent ensuite, dans l’ordre, les prestations de la fonction maladie/soins de santé (25,4%), celles de la fonction famille (15,1%) et celles de la fonction invalidité (10,4%) qui regroupent les pensions d’invalidité, les indemnités et rentes d’accident, le revenu pour personnes gravement handicapées et les prestations de l’assurance dépendance.

Les indemnités de chômage, de préretraite et les différentes mesures pour l’emploi qui forment la fonction chômage représentent 5,5% de l’ensemble des prestations. Enfin, les prestations des fonctions logement et exclusion sociale composent 3,9% des prestations. Au cours des 15 dernières années, cette structure a très légèrement évolué au grès des changements économiques, démographiques et/ou institutionnels.

Côté recettes, quatre sources de financement peuvent être isolées: les pouvoirs publics, y compris en tant qu’employeur (52,6%), les personnes protégées (25,9%), les employeurs en dehors du secteur public (21,2%) et les autres sources (0,9%), composées principalement des revenus de la propriété. Cette répartition vaut pour l’ensemble du système de protection sociale, mais chaque régime a son propre mode de financement.

La population protégée pour le régime maladie s’élève, pour 2018 en moyenne annuelle, à 858.357 personnes. Parmi elles, 69% sont protégées à titre personnel et 31% bénéficient de droits dérivés. Reflet de la particularité du marché du travail luxembourgeois qui occupe une part non négligeable de travailleurs frontaliers, 64,9% des personnes protégées sont des résidents et 35,1% des non-résidents. Ces non-résidents contribuent au système national de protection sociale tout comme ils en bénéficient.

Les séries des données présentées dans le rapport général sur la sécurité sociale, ainsi que l’historique des évolutions chronologiques, peuvent également être consultés sur le site Internet www.isog.public.lu. Les métadonnées affichées ainsi que le formatage en Excel des séries statistiques permettent une accessibilité et une exploitation aisées pour le public intéressé.

 

Communiqué par: ministère de la Sécurité sociale / Inspection générale de la sécurité sociale

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