Étienne Schneider a assisté à la réunion ministérielle des «Amis de l’industrie» à Paris

Le Vice-Premier ministre, ministre de l’Économie, Étienne Schneider, s’est rendu à Paris pour assister en date du 18 décembre 2018 à la sixième réunion «Friends of Industry» qui a réuni les ministres européens en charge de l’industrie. L’objectif de cet événement est de positionner la politique industrielle au cœur des priorités européennes en s’accordant sur des propositions ambitieuses et à long terme et en formalisant une feuille de route pour la future Commission européenne qui sera issue des élections de mai 2019.

Les discussions lors de la conférence ont porté sur les défis qui se présentent à l’industrie européenne, l’importance des chaînes de valeur dans la politique industrielle européenne et les politiques à implanter au niveau européen en vue d’assurer l’avenir durable de l’industrie européenne et de lui permettre de s’inscrire dans la transition aussi bien digitale qu’énergétique. En Europe, l’industrie est un secteur en perte de vitesse qui représente 34 millions de salariés. Selon Eurostat, entre 1995 et 2015 la part de l’industrie dans le PIB européen est passée de 23,3% à 19,3%.

À l’issue de la réunion, une déclaration commune a été signée par les membres du groupe, retenant notamment l’importance de maintenir et de développer une industrie compétitive et durable en Europe. L’objectif est d’adopter au sein de l’UE une stratégie industrielle permettant de stimuler les investissements industriels durables et d’encourager les efforts d’innovation des entreprises. L’importance de la digitalisation des entreprises, avec un accent particulier sur les petites et moyennes entreprises, a également été retenue.

Le Vice-Premier ministre, ministre de l’Économie, Étienne Schneider, a déclaré: «Une stratégie européenne commune de développement industriel permettra d’assurer la compétitivité du tissu industriel européen ainsi que le développement économique durable à long terme en Europe. Il est également indispensable de mettre en place une politique de la concurrence et des fusions adaptée qui est compatible avec une véritable politique industrielle européenne, ceci afin d’éviter des cas tels que celui rencontré lors de l’acquisition d’Ilva par ArcelorMittal. En effet, les dispositions européennes actuelles relatives à la concurrence ont obligé ArcelorMittal à vendre une dizaine d’autres sites en Europe pour pouvoir acquérir Ilva, alors même que la sidérurgie est un marché hautement compétitif au niveau international.»

Communiqué par: ministère de l’Économie

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