Jean Asselborn au Conseil "Affaires étrangères" de l’UE à Luxembourg

Le ministre des Affaires étrangères et européennes du Luxembourg, Jean Asselborn, a participé au Conseil « Affaires étrangères » de l’Union européenne (UE) le lundi 16 octobre 2017 à Luxembourg.
 
L’Iran et le plan d’action global commun (JCPOA) ont été au centre des discussions du Conseil. « La communauté internationale doit déjà faire face à bon nombre de crises, de conflits et à une menace nucléaire émanant de la Corée du Nord. Elle ne peut pas se permettre d’abandonner un accord qui fonctionne », a déclaré Jean Asselborn tout en regrettant la décision du Président Trump de ne pas certifier que l’Iran respecte les dispositions du JCPOA, malgré le fait que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ait certifié à huit reprises que l’Iran met pleinement en œuvre ses engagements.
Dans ce contexte, le ministre a également rappelé que « le plan d’action constitue une résolution du CSNU qui appartient à la communauté internationale. Par conséquent, tous les États membres des Nations Unies sont dans l’obligation de le mettre en œuvre, y compris les États-Unis ».
Le Conseil a également abordé la situation dans la péninsule coréenne, compte tenu des récentes provocations de la République populaire démocratique de Corée (RPDC). Tout en saluant l’adoption aujourd’hui d’un nouveau paquet de mesures autonomes de l’UE, qui fait suite à l’adoption, la semaine dernière, de la transposition de la résolution 2375 du Conseil de sécurité des Nations Unies, le ministre Asselborn a affirmé qu’il est désormais indispensable de s’attaquer à toutes les sources de financement qui contribuent au développement du programme balistique et nucléaire nord-coréen.
Les ministres des Affaires étrangères se sont ensuite penchés sur la coopération de l’UE avec la Turquie dans le contexte de sa région. Nonobstant le fait que la Turquie demeure un partenaire stratégique pour l’UE, plus particulièrement en ce qui concerne les conflits dans la région, le comportement des autorités turques contre les responsables politiques de l’opposition, les défenseurs des droits de l’homme et les journalistes, continue à susciter de fortes préoccupations auprès des États membres de l’UE.
En présence du Représentant spécial de l’UE pour les droits de l’homme, Stavros Lambrinidis, les ministres ont ensuite eu un débat sur la politique de l’UE en matière de droits de l’homme. Dans ce contexte, le Conseil a adopté les conclusions sur l’examen à mi-parcours du plan d’action en faveur des droits de l’homme et de la démocratie ainsi que le rapport annuel de l’UE sur les droits de l’homme et la démocratie dans le monde en 2016.
Finalement, le Conseil a adopté des conclusions sur le Myanmar, à la lumière de la situation humanitaire et de la situation des droits de l’homme dans l’État de Rakhine.
Communiqué par le ministère des Affaires étrangères et européennes