Jean Asselborn à la 72e session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, journée du 20 septembre 2017

Le ministre des Affaires étrangères et européennes du Luxembourg, Jean Asselborn, participe actuellement à la semaine ministérielle de la 72e session de l’Assemblée générale des Nations unies, du 20 au 22 septembre 2017 à New York.
Le débat général de la 72e session de l’Assemblée générale des Nations unies se tient en présence d’un nombre important de chefs d’État ou de gouvernement ainsi que de ministres des Affaires étrangères des États membres des Nations unies. Tout au long de son déplacement aux Nations unies, le ministre Asselborn représente le Grand-Duché de Luxembourg à de nombreux évènements de haut niveau.
Le mercredi 20 septembre 2017, le chef de la diplomatie luxembourgeoise a notamment pris part à la Conférence sur l’article XIV du traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE – CTBT) qui s’est tenue dans un contexte particulièrement difficile en raison des récents essais nucléaires et des tirs de missiles effectués par la Corée du Nord.
Le ministre Asselborn a appelé les huit États de l’annexe 2 qui n’ont pas encore ratifié le traité (États-Unis, Chine, Égypte, Iran, Israël, Inde, Pakistan et Corée du Nord) à déposer leur instrument de ratification pour permettre à ce traité, important et essentiel pour le régime global de non-prolifération nucléaire, de développer enfin son plein potentiel.
Jean Asselborn a également dit que le Luxembourg condamne avec la plus grande fermeté les récents essais nucléaires et tirs de missiles effectués par la Corée du Nord, ainsi que la décision de ce pays de cesser toute coopération avec l’AIEA. « La surenchère nord-coréenne constitue non seulement une provocation majeure, mais elle compromet aussi le régime mondial de non-prolifération et de désarmement, et représente à l’évidence une grave menace pour la paix et la sécurité internationales », a expliqué le ministre, ajoutant que « dans ce contexte de tensions croissantes sur la péninsule coréenne, toute nouvelle escalade doit être évitée. Tout langage provocateur doit cesser au plus vite, afin d’éviter ce qui pourrait constituer une catastrophe sans précédent ».
Jean Asselborn a ensuite pris part à la réunion ministérielle informelle sur l’Irak ayant vocation à soutenir les Irakiens dans leur lutte contre le terrorisme et dans leurs efforts pour la réconciliation et la reconstruction.
Jean Asselborn a salué les efforts considérables déployés par le pays dans sa lutte contre Daech, avant de rappeler, concernant l’avenir du pays, l’importance de la stabilité, de la sécurité et du développement économique de l’Irak. « Nous saluons vivement les efforts du gouvernement irakien en matière de réformes et de gouvernance inclusive », a déclaré le ministre en rappelant que « le Luxembourg a soutenu l’Irak de façon continue tout au long de sa lutte contre Daech, notamment sur le plan humanitaire. Les Irakiens pourront donc également compter sur le Grand-Duché quand il s’agira d’aider dans les efforts de reconstruction et de stabilisation ».
Le ministre Asselborn a par ailleurs rencontré la représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies pour les violences sexuelles en période de conflit, Pramila Patten. Leur échange de vues a porté sur les moyens à mettre en œuvre pour lutter de façon efficace et pragmatique contre l’utilisation de plus en plus systématique du viol comme arme de guerre et encourager les États à faire davantage en matière de prévention des violences sexuelles, gage de consolidation de la paix.
Sur invitation du directeur d’UNICEF, Anthony Lake, le ministre Asselborn a en outre participé à une table-ronde autour du thème « No Lost Generation: standing strong with the Children of Syria and Iraq ».
Rappelant la vulnérabilité des enfants, en particulier dans les conflits armés, le ministre a déploré que de nombreux réfugiés et enfants syriens et irakiens vivent en dessous du seuil de pauvreté et ne sont pas en mesure de satisfaire leurs besoins fondamentaux, comme une alimentation adéquate, ou l’accès à l’eau, l’assainissement et à l’éducation. « Aujourd’hui, plus que jamais, nous devons nous efforcer de mettre fin à toutes les violations et abus commis contre les enfants », a-t-il déclaré, avant de rappeler le soutien humanitaire ferme et constant du Luxembourg aux populations en Syrie et dans la région depuis 2011.
« Le bien-être, l’éducation et les droits des enfants sont des éléments clefs de la politique étrangère luxembourgeoise, en particulier dans le contexte des conflits armés. C’est la raison pour laquelle, en 2016, nous avons décidé d’accroître notre soutien financier global et d’inclure l’initiative #NoLostGeneration de l’UNICEF dans le contexte de notre réponse humanitaire à la crise syrienne », a expliqué le ministre, en ajoutant que cet engagement financier pluriannuel fournit également à l’UNICEF la stabilité financière nécessaire pour ses activités opérationnelles et sa planification. « Avec un important engagement pluriannuel, le Luxembourg est fier d’appuyer UNICEF en tant que partenaire solide et fiable sur le terrain. Investir dans les enfants, c’est investir dans l’avenir! », a conclu le ministre.
Communiqué par le ministère des Affaires étrangères et européennes
Jean Asselborn avec le ministre des Affaires étrangères de l’Irak, Ibrahim Al Jafaari, et le commissaire de l’UE à l’Aide humanitaire, Christos Stylianides
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