Les microbes n’auront pas le dernier ‘maux’!

Luxbiologie est un laboratoire de contrôle sanitaire et environnemental au service des particuliers et des professionnels. Il apporte les outils nécessaires à la gestion de l’hygiène et à la garantie de la sécurité des denrées alimentaires. Labellisé “Made in Luxembourg“ et “SuperDrecksKëscht“, rencontre avec Cyrial Talon et Xavier Brembati, respectivement directeur et responsable du laboratoire Luxbiologie.
 
Comment est né Luxbiologie?
CT: Mes parents ont créé le laboratoire d’analyse médical «Les Forges du Sud» en 1980 que je dirige depuis 2013. Cette appellation fait directement référence au passé industriel de la ville de Dudelange où nous sommes implantés. Très vite, nous avons diversifié nos activités dans d’autres secteurs que le médical, d’où la création de Luxbiologie. Nous disposons d’un laboratoire de 1.000 m2 dans lequel pas moins de 80 collaborateurs de laboratoire travaillent quotidiennement.
Quels sont vos domaines d’expertise?
XB: Nous avons quatre secteurs d’activités que sont la restauration traditionnelle, la restauration collective, les grossistes (boulangers, bouchers, fabricants de produits alimentaires, etc.) et le secteur de la gestion des bâtiments pour lesquels nous réalisons des campagnes d’analyses (eau de consommation, eau chaude, installations sanitaires, climatisation et tours aéroréfrigérentes).
Parlez-nous de votre future accréditation?
CT: Nous devrions être accrédités par l’OLAS d’ici trois mois pour ce qui est des eaux.
C’est une reconnaissance internationale que de nombreux acteurs européens et étatiques demandent déjà. Actuellement, nous sommes principalement actifs dans les audits et les analyses de contrôle.
Qui sont vos clients?
XB: Cela va du client particulier aux grosses structures. Les réglementations s’enrichissent et les métiers de la restauration sont par exemple de plus en plus soumis à une quantité de contrôles en relation avec l’hygiène sanitaire. Les collectivités doivent apporter la preuve d’un respect strict des législations, règlements ou directives tant nationales qu’européennes. La sensibilité de la population à divers types d’allergènes ainsi que le respect de l’hygiène exigent une surveillance bactériologique et sanitaire des éléments au contact de l’alimentation.
Il en va de même pour les grossistes de l’alimentation qui ont l’obligation de se soumettre à des contrôles sanitaires et nous vérifions les denrées alimentaires, allergènes, huiles, surfaces de travail, environnement et eau. Les professionnels de la gestion des bâtiments doivent eux-aussi prouver leur respect des règlementations.
Nous travaillons en collaborations avec d’autres laboratoires et étendons nos activités à la Grande Région.
Que cherchez-vous exactement?
CT: Il faut tout d’abord signaler que Luxbiologie et le Laboratoire Les Forges du Sud sont complémentaires dans le sens où si le premier recherche des bactéries pathogènes, le deuxième analyse les prélèvements de patients susceptibles d’en être malades.
Pour être plus précis, nous réalisons des prélèvements et analyses microbiologiques des denrées alimentaires et des eaux. Nous sommes actifs dans la chimie des eaux (potables et environnementales) et la chimie des denrées alimentaires. Nous opérons aussi dans la microbiologie des surfaces, la validation des plans de nettoyage et de désinfection, le contrôle de l’hygiène du personnel, le contrôle de l’aérobiocontamination et la surveillance des lieux de production.
XB: C’est en quelques sortes de la prévention et nous trouvons régulièrement la cause des maux; d’où nos activités d’audit. Nous vérifions de manière indépendante et sommes à même de former et conseiller dans le but d’améliorer les bonnes pratiques d’hygiène. Nous transférons nos rapports au responsable de la qualité dans le but d’améliorer l’environnement sanitaire des entreprises. Actuellement, nous faisons des analyses et des audits pour quatre hôpitaux de la Ville, des maisons de retraites, des foyers scolaires mais aussi des communes.
Trouvez-vous beaucoup de choses?
XB: (rires) Cela nous arrive oui et notamment dans les analyses des eaux. Si les communes réalisent des analyses sur leurs réseaux d’eau de manière annuelle, quand est-il des tuyauteries d’un bâtiment ou d’une maison unifamiliale? Si l’eau stagne trop longtemps dans les conduites, il s’y développera des bactéries.
Il en va de même pour les tours aéroréfrigérantes qui sont propices au développement de la légionnelle. Nous devrions être accrédités pour l’eau en septembre de cette année par l’OLAS (l’unique organisme national d’accréditation) et notre prochaine étape sera l’accréditation alimentaire au mois de novembre.

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