Handicap International sensibilise les lycéens luxembourgeois au déminage humanitaire
Du 10 au 13 mai prochains, Handicap International sensibilisera de jeunes lycéens luxembourgeois aux dangers causés par les mines antipersonnel, les bombes à sous-munitions (BASM) et les restes explosifs de guerre au travers d’ateliers de déminage humanitaire. Ce sera l’occasion pour les élèves de prendre conscience de la problématique, d’avoir une véritable réflexion sur les souffrances infligées aux populations civiles et de mesurer toute l’importance que représente le combat contre ces armes.
Cela fait maintenant 7 ans que Handicap International propose aux lycées luxembourgeois d’assister à des sessions de sensibilisation au déminage humanitaire, preuve que l’intérêt pour la thématique ne faiblit pas. Au cours de ces 6 dernières années, près de 5000 lycéens ont déjà participé à ces interventions d’un grand intérêt pédagogique du point de vue des enseignants qui voient pour leurs élèves une occasion de susciter une véritable prise de conscience.
Près de 300 lycéens sensibilisés au déminage humanitaire dans 4 lycées différents
Pour cette session de printemps 2016, près de 300 élèves du Lycée Michel Lucius, de l’École Privée Sainte-Anne, du Lycée Technique d’Ettelbruck et de l’École Privée Fieldgen assisteront à ces ateliers de déminage.
Les lycéens participeront tout d’abord à une partie théorique durant laquelle le fonctionnement des mines antipersonnel, des BASM et des restes explosifs de guerre ainsi que leur dangerosité leur seront expliqué. Ils aborderont ainsi les conséquences terribles que ces armes provoquent sur les populations civiles, l’environnement, etc. Ces explications prendront vie grâce à une démonstration sur le terrain et à l’expérience du démineur professionnel de l’association. Un faux champ de mines reconstitué permettra de présenter une véritable illustration pratique du travail du démineur pour se rendre compte de la complexité et du danger de la tâche.
« Nos interventions dans les établissements luxembourgeois font directement écho aux actions d’éducation aux risques que nous menons sur le terrain pour les populations locales afin de les sensibiliser à la dangerosité des restes de guerre. Au Luxembourg, nous faisons prendre conscience aux jeunes de la réalité de la problématique et des conséquences désastreuses de l’utilisation des armes explosives en zones peuplées sur les populations civiles. Nous leur expliquons également le travail quotidien que les démineurs effectuent pour éradiquer les restes explosifs de guerre», explique Philippe Houliat, démineur professionnel pour Handicap International en charge des sessions de déminage.
Lutter contre les bombardements de civils
La lutte contre les mines antipersonnel, les bombes à sous-munitions ainsi que les restes de guerres est inscrit dans l’ADN de Handicap International. Même si la situation reste préoccupante dans de nombreux pays, les choses évoluent dans le bon sens : l’universalisation du Traité d’Ottawa est plutôt satisfaisante puisque de plus en plus de pays l’ont ratifié le Traité d’Ottawa. Cependant l’universalisation du Traité d’Oslo interdisant les BASM a tendance à stagner et, malheureusement, certains États ont récemment utilisé des BASM (Syrie, Libye, Yémen, Ukraine notamment). D’autres pratiques ont également fait surface notamment au regard des conflits actuels, c’est le cas des bombardements massifs de civils, que Handicap International entend combattre dans la continuité de son action historique contre les mines et les BASM. Les élèves seront donc aussi sensibilisés à cette problématique lors de ces sessions déminage.
Entre 2011 et 2014 ; les armes explosives ont tué ou blessé près de 150 000 personnes, dont 78 % de civils. Lorsqu’elles sont utilisées dans des zones peuplées comme des villes ou des villages, la proportion de civils parmi les victimes atteint les 90 %. Aujourd’hui, à travers le monde, 92 pays et territoires ont été touchés par les armes explosives.
Il est plus que jamais important que les citoyens au Luxembourg restent mobilisés afin de faire progresser le combat contre ces pratiques.
COMMUNIQUE DE PRESSE // Luxembourg, le 06 mai 2016