Une nouvelle présidence et un conseil d'administration recomposé pour SERVIOR

Après le départ récent de trois de ses membres, le conseil d’administration de SERVIOR a été remanié. Les autres membres qui y siègent dorénavant sont Claude A. Hemmer, premier conseiller de gouvernement e.r., qui assume la fonction du vice-président du conseil, Dan Theisen, premier conseiller de gouvernement auprès du ministère de la Famille, de l’Intégration et à la Grande région et Marc Vanolst, inspecteur des finances auprès de l’Inspection générale des Finances. Rui Gomes, représente le personnel et Jeanne Guisch-Steffen les pensionnaires. «C’est bien évidemment un grand honneur que d’accepter cette mission de présidence du conseil d’administration», assure Héloïse Bock, avocate au barreau de Luxembourg depuis plus de quinze ans et nouvelle présidente du conseil d’administration.
 
 
Quelles sont les objectifs du nouveau conseil d’administration?
 
En tout premier lieu, il nous semble primordial de continuer à promouvoir l’excellence des services d’hébergement et d’encadrement offerts par SERVIOR afin de répondre au mieux aux besoins et attentes des personnes âgées.
D’un autre côté, il faudra préparer l’entreprise aux évolutions du secteur en général. A cet effet, le conseil d’administration procédera à un état des lieux des prestations et services actuellement offerts par SERVIOR. Par la suite, il s’agira d’élaborer une stratégie définissant les objectifs que SERVIOR veut se donner pour pallier les futurs défis.
 
 
SERVIOR œuvre depuis 1999 au profit des personnes âgées. Que représente SERVIOR aujourd’hui?
 
SERVIOR est devenu un acteur incontournable dans le secteur de la prise en charge de personnes âgées. Si, en 1999, SERVIOR employait 664 salariés dans ses 10 centres, nous gérons aujourd’hui 15 structures avec une capacité d’accueil de 1700 clients. Avec un effectif de 1900 personnes, SERVIOR figure parmi les 20 plus importants employeurs au Luxembourg.
En tant que spécialiste dans la gestion de structures d’hébergement pour seniors valides ou dépendants, SERVIOR offre différents types de logements s’adaptant au degré d’autonomie des pensionnaires. Il s’agit de logements encadrés, de Centres Intégrés pour Personnes Agées ou encore de maisons de soins. De plus, SERVIOR offre des services à l’adresse de seniors vivant à domicile dont notamment le service Repas sur roues ou encore les chambres de vacances.
Au centre de nos préoccupations se trouve une prise en charge optimale de la personne âgée qui progressivement, en raison de déperditions physiques ou mentales, n’arrive plus à assurer les gestes de la vie quotidienne.
D’un point de vue financier, l’entreprise repose sur un fondement solide. Ceci se reflète notamment par le fait qu’en 2014, SERVIOR a réalisé un chiffre d’affaires de presque 132 millions d’euro ayant dégagé un résultat positif de 4,2 millions d’euro.
 
 
Quels sont les défis pour l’entreprise?
 
Ils sont de l’ordre detrois. Tout d’abord, il incombe de continuer à assurer l’excellence des services offerts. Dans ce contexte, SERVIOR doit continuer à moderniser les structures qui ne répondent plus aux critères d’exigence des clients actuels ou potentiels. D’un autre côté, il s’agira aussi d’adapter nos structures aux besoins de la future clientèle. En effet, vu la volonté politique de promouvoir le maintien à domicile et ceci avec le concours des services d’aide et de soins à domicile, l’âge d’entrée continue de reculer alors que les besoins liés à la dépendance augmentent. La nature des services et des structures devront s’y adapter.
En deuxième lieu, il nous tient à cœur de pouvoir recourir à un personnel compétent et motivé. Ainsi nous devons nous donner les moyens pour faire face à la pénurie d’employés et recruter du personnel bien qualifié et formé aux techniques professionnelles tout en maitrisant la langue luxembourgeoise.
Finalement, le troisième défi concerne la gestion financière de l’entreprise. La réforme de l’assurance dépendance devrait apporter beaucoup de changements que nous essayons dès à présent de prévoir. De plus, l’évolution de la valeur monétaire et les impacts des accords salariaux auprès de l’Etat se transposant probablement à la convention collective de travail applicable dans notre secteur auront certainement des répercussions financières et organisationnelles. Nous attendons alors les annonces pour pouvoir nous y adapter et préparer ainsi la mise en place de cette nouvelle assurance dépendance.
 

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