Devenez les acteurs de la simplification administrative

Mis en ligne le 6 novembre 2014, le site www.vosidees.lu propose au public de partager ses idées en matière de simplification administrative. Ce nouveau portail du ministère de la Fonction publique et de la Réforme administrative mise sur l’interaction, la transparence et l’échange entre l’Etat et les citoyens. Il s’inscrit dans le cadre de la stratégie «Digital Lëtzebuerg», qui veut faire du Luxembourg un pays moderne, ouvert, hautement connecté et paré pour une société numérique. Rencontre avec Dan Kersch, ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, autour de ce nouvel outil au service du citoyen et des entreprises, en faveur de la modernisation des services publics.
 
Pouvez-vous nous présenter en quelques mots le nouveau site Internet vosidees.lu ?
 
Ce site remplace l’onglet qui a été mis en ligne au début de l’année sur le portail de la fonction publique. www.vosidees.lu vise à encourager l’interaction entre l’État et les citoyens ou les entreprises dans le domaine de la simplification administrative.
 
Cette approche s’inscrit ainsi pleinement dans la logique de l’initiative «Digital Lëtzebuerg» du gouvernement et incite la population à contribuer activement au mouvement de modernisation du Luxembourg. L’Etat est aujourd’hui invité à saisir toutes les opportunités qu’offrent les nouvelles technologies pour se rapprocher du citoyen, instaurer avec lui une nouvelle forme de dialogue, plus transparent et plus direct. Le site vosidees.lu, réalisé avec la collaboration du Centre des technologies de l’information de l’Etat (CTIE), est un premier pas en ce sens.
 
Concrètement, comment le citoyen doit-il s’y prendre pour participer ?
 
La première étape est de s’inscrire sur le nouveau portail. Le processus se veut rapide et simple. Une adresse e-mail valable, un prénom et un mot de passe suffisent pour s’identifier. L’inscription est également possible via un compte Facebook. Une fois identifié, le citoyen peut cliquer sur l’onglet « Partagez vos idées » et publier sa contribution, en français, en allemand, en luxembourgeois. Afin d’éviter toute sorte d’abus, un système de modération a priori a été mis en place. La contribution passe ainsi une première étape de validation avant d’être rendue publique sur le site. A partir de ce moment, les autres utilisateurs pourront entrer en jeu.
Que peuvent faire les autres utilisateurs présents sur le site lorsqu’ils trouvent une idée intéressante ?
 
L’objectif du site est de miser sur l’interaction. Les autres utilisateurs du site ont la possibilité de voter pour les idées qu’ils trouvent pertinentes. Ils peuvent aussi laisser un commentaire, poser une question et participer à la discussion. L’Etat peut également donner à tout moment des informations complémentaires en relation avec une idée proposée.
 
Le but est que l’idée de départ soit discutée, débattue, que d’autres contributeurs donnent leur avis, posent des questions…
 
Comment le public peut-il faire pour découvrir les idées en lien avec ses centres d’intérêt ?
 
Tout d’abord, quatre rubriques ont été définies pour distinguer les différentes contributions. Elles peuvent avoir trait à la « Simplification administrative », la «Vie citoyenne», «Votre relation avec l’État» et «Vos suggestions».
 
Ensuite, l’outil de recherche présent sur le site permet d’entamer une requête sur un ou plusieurs mots-clés et d’obtenir ainsi une liste pertinente de résultats plus ou moins longue en fonction du mot choisi. L’utilisateur pourra ainsi découvrir les contributions sur les sujets qui l’intéressent. Cela doit notamment permettre d’éviter que des idées similaires soient publiées à des moments différents.
 
Comment seront traitées les idées soumises par le public ?
 
Dans un premier temps, la place est laissée au dialogue en ligne entre les citoyens. Chacun peut s’exprimer ouvertement, en commentant ou en s’associant à des propositions faites par d’autres personnes. Les meilleures contributions sont mises en avant et valorisées.
 
Au final, toute idée soumise sera analysée par le ministère compétent qui décidera de la suite qui pourra lui être donnée.
 
Lorsque l’État décide de mettre en œuvre une certaine idée, il en informe les utilisateurs par la voie d’un statut. On distingue quatre différents statuts possibles: «A l’étude», «En réalisation», « Réalisé» et «Non retenu».
 
Nous espérons bien entendu que plusieurs idées soumises pourront être réalisées afin de simplifier les relations entre l’Etat et les citoyens et d’améliorer les services publics.
 
Quels seront les prochains défis à relever dans les mois à venir ?
 
Le développement de l’administration électronique est l’un des grands thèmes de la stratégie «Digital Lëtzebuerg» défendue par le gouvernement et présentée en octobre dernier par le Premier ministre, Xavier Bettel.
 
Dans ce cadre, le ministère de la Fonction publique et de la Réforme administrative est appelé à coordonner les travaux qui concernent le développement des démarches administratives électroniques, la modernisation de l’administration, la promotion de l’utilisation de l’eID ou encore la facilitation de l’Open Data.
 
La nouvelle carte d’identité électronique délivrée depuis le 1er juillet 2014 constitue un pas dans la bonne direction. Grâce à sa puce et aux deux certificats d’authentification et de signature électroniques qu’elle contient, cette carte s’inscrit dans cette démarche globale de simplification administrative. Ces certificats offrent de nouvelles fonctionnalités qui peuvent déjà être utilisées dans plusieurs situations, notamment pour demander un extrait de casier judiciaire, remplir et signer sa déclaration d’impôt sur le revenu, consulter sa balance de TVA, accéder au registre de commerce et des sociétés, etc. D’autres usages devront s’y ajouter.
 
De manière plus générale, des investissements considérables ont été fournis ces dernières années pour faire du Grand-Duché un pays hautement connecté et capable de fournir un cadre attrayant pour les entreprises, nationales et internationales. Ces investissements dans les infrastructures (réseau, data centres, services liés à la sécurité), mais aussi dans la Recherche et l’Innovation via l’Université, les centres de recherche ou encore par le biais du soutien aux entreprises innovantes, a porté ses fruits. Par ailleurs, l’Etat a veillé à l’adaptation du cadre législatif à la société numérique dématérialisée.
 
Résultat, le Luxembourg a connu un coup d’accélérateur sans précédent avec le développement au pays d’entreprises technologiques innovantes, que ce soit dans le secteur des médias, du commerce électronique, des contenus numériques, du cloud computing, du Big Data, des paiements électroniques, etc. Dans ce contexte, l’Etat doit maintenant poursuivre ses efforts de modernisation, aller au-delà de l’effet d’annonce et entrer de plain-pied dans l’ère digitale.
 
 
 

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