Premier prix international pour une jeune chercheuse prometteuse issue du Laboratoire de Recherche en Médecine du Sport au CRP-Santé
La jeune chercheuse Caroline Mouton, doctorante au Laboratoire de Recherche en Médecine du Sport du Centre de Recherche Public de la Santé (CRP-Santé), a été récompensée par le prix de la meilleure communication clinique au Congrès Annuel de la Société Française d’Arthroscopie (SFA), qui s’est tenu du 3 au 6 décembre 2014 au Luxembourg. Elle y a présenté ses travaux de recherche déterminants sur la laxité du genou, qui reflète l’élasticité des ligaments du genou. Ce prix témoigne de la maturité scientifique, des qualités oratoires ainsi que de l’importance et du potentiel d’application du sujet de recherche de la jeune scientifique. Enfin, il représente une reconnaissance internationale pour le laboratoire luxembourgeois qui fête ses cinq ans cette année.
Un prix international pour le Laboratoire de Recherche en Médecine du Sport au Luxembourg
La jeune chercheuse Caroline Mouton s’est vu remettre le prix de la meilleure communication clinique au Congrès Annuel de la Société Française d’Arthroscopie (SFA). Le congrès médical à envergure internationale s’est tenu pour la toute première fois en dehors es frontières françaises, au Luxembourg, du 3 au 6 décembre 2014 et a été organisé conjointement par le Centre de Recherche Public de la Santé (CRP-Santé) et le Centre Hospitalier de Luxembourg (CHL). Il s’agit d’un évènement annuel incontournable pour les professionnels du domaine de l’arthroscopie, la chirurgie mini-invasive des articulations. Le congrès a accueilli plus de 1500 participants du monde de la recherche, de la médecine et de l’industrie, venus de France, de la Grande Région et bien d’autres parties d’Europe. Des orateurs renommés en provenance de plus de 20 pays étaient invités.
Reconnaissance de la qualité du travail scientifique
Pour Caroline, ce prix représente un immense mérite, une véritable reconnaissance de son travail et une approbation de ses résultats de recherche par la communauté d’experts.
Devant le public international du congrès, la jeune chercheuse a su convaincre de parl’importance de son projet de recherche, son expertise scientifique et la qualité de sa présentation. Caroline effectue sa thèse de doctorat en médecine du sport financée par le Fonds National de la Recherche (FNR) sous la direction de Prof. Dr. Theisen et Prof. Dr. Romain Seil dans le Laboratoire de Recherche en Médecine du Sport du CRP-Santé et en collaboration avec le Département de Chirurgie Orthopédique du CHL. L’obtention du prix représente une reconnaissance internationale de la thématique de recherche du laboratoire luxembourgeois, qui étudie principalement la prévention des blessures sportives ainsi que leur prise en charge par les cliniciens. Le laboratoire a fêté ses cinq ans lors du congrès et se réjouit de ce premier prix international.
« C’est une belle reconnaissance pour notre laboratoire de recevoir ce prix : c’est l’aboutissement d’un réel travail d’équipe à la fois de recherche au sein du laboratoire et de terrain avec les patients. », souligne Caroline. « Nos travaux nous ont permis d’obtenir des résultats qui sont d’ores et déjà reconnus par le monde scientifique et qui ont un fort potentiel pour améliorer et individualiser la prise en charge des patients qui consultent pour des symptômes au genou. Nous travaillons déjà dessus depuis quelques années et ce prix démontre la pertinence de nos recherches : c’est une première étape qui donne envie d’aller plus loin.»
Comprendre la laxité du genou pour prévenir les blessures et améliorer la prise en charge des patients
Caroline mène des travaux de recherche novateurs sur la laxité du genou, en termes plus simples : l’élasticité des ligaments du genou. Lors de sa présentation au congrès, elle a montré des résultats déterminants sur les mesures de laxité du genou menée sur plus de cent sujets sains. L’innovation de cette étude réside dans l’analyse multidirectionnelle de la laxité, approche non considérée par le passé. En combinant d’une part la mesure de laxité antérieure du genou à l’aide d’un dispositif automatisé, le laximètre dynamique GNRB, et d’autre part la mesure de laxité rotatoire grâce à un appareil développé en collaboration avec le Dr Stefan Maas de l’Université de Luxembourg, Caroline a découvert une complexité inattendue du phénomène. En effet, les informations apportées par chaque laxité n’étaient pas liées entre elles. Par conséquent, les profils de laxité observés étaient très variables d’un individu à l’autre, ce qui n’avait jamais été démontré auparavant. Cette découverte souligne que l’approche clinique utilisée jusqu’à aujourd’hui, principalement fondée sur la mesure de la laxité antérieure, n’est probablement pas suffisante.
Ce travail a un fort potentiel d’application: une étude approfondie de la laxité du genou chez les sujets sains ainsi que chez les patients servira à identifier plus facilement les profils de laxité associés à des risques de blessure et permettra une prise en charge individualisée des patients. En effet, on pense déjà que les personnes ayant une laxité supérieure à la moyenne présentent des risques accrus de blessures et nécessitent une prise en charge adaptée. Grâce à ces travaux, on pourra donc mieux prévenir des blessures courantes comme les ruptures du ligament croisé et assurer un traitement et un suivi plus adapté des patients. Le potentiel de ces travaux ouvre aussi une perspective dans de nombreuses autres pathologies du genou, comme l’arthrose.
Communiqué de presse
Luxembourg, le 16 décembre 2014