RSE : POST met la barre très haut
«La stratégie RSE du groupe, qui s’établit sur la période 2013-2018, est directement fondée sur notre contexte de durabilité, les enjeux et défis pour notre organisation et les attentes de nos parties prenantes internes et externes», explique Olivier Mores, responsable Développement durable et RSE. Interview.
Le groupe POST a mis en place une nouvelle gouvernance RSE en automne 2013. Quelles sont ses principales caractéristiques?
En premier lieu, il faut savoir que nous avons adapté notre comité de développement durable créé en 2008 et qui est maintenant composé de représentants de cinq fonctions internes, à savoir les achats, la communication, les ressources humaines, la mobilité et les bâtiments.
Cinq groupes de travail thématiques afférents regroupant des collaborateurs actifs dans différents métiers s’attèlent au sein de la maison mère tout comme au sein des quatre filiales du groupe – Michel Greco, POST Telecom PSF, EBRC, Victor Buck Services – faisant partie de notre périmètre RSE actuel.
Pouvez-vous préciser?
La stratégie RSE du groupe, qui s’établit sur la période 2013-2018, est directement fondée sur notre contexte de durabilité, les enjeux et défis pour notre organisation et les attentes de nos parties prenantes internes et externes.
Cette stratégie repose concrètement sur six engagements : l’éthique dans les affaires, l’encouragement de l’employabilité de nos collaborateurs/trices, l’inclusion sociale externe, l’engagement RSE local, la limitation de l’impact environnemental et le développement de l’accessibilité à nos services et produits.
Pour chacun de ces engagements, des objectifs bien précis ont été fixés pour les années 2014 et 2015. Au niveau de l’éthique dans les affaires, nous comptons entre autres nous doter d’un code de conduite pour notre personnel, réaliser un audit interne sur la santé et la sécurité au travail et élaborer une charte des fournisseurs. Dans ce dernier contexte, nous voulons également nous assurer que nos achats répondent à des critères responsables.
En ce qui concerne l’encouragement de l’employabilité de nos collaborateurs/trices, il convient de poursuivre notre attention en faveur de leur maintien optimal par rapport à leurs compétences et tâches ou encore d’élaborer un programme de développement pour les cadres.
L’inclusion sociale externe concerne par exemple le recrutement de jeunes chômeurs et un inventaire des postes de travail accessibles aux personnes à besoins spéciaux.
L’engagement local consiste ni plus ni moins au développement de nos actions de soutien et du partage de bonnes pratiques RSE, et ce, avec la participation accrue de nos parties prenantes dans le processus, telles les ONG, par exemple.
On imagine aisément que le plus gros challenge consiste dans la limitation de l’impact environnemental, pour une société dont les services reposent en grande partie sur les livraisons…
Pour une entreprise comme la nôtre, pourvue du plus grand parc automobile du pays, baisser son impact environnemental est bien sûr un défi de taille. Pour ce faire, nous allons développer la sensibilisation à l’éco-conduite, avec à la clé un concours du conducteur le plus éco-responsable. Dans le même ordre d’idées, nous avons pour but de mettre rapidement en place un plan de déplacement optimisé pour les véhicules de service.
Parallèlement, nous avons introduit un nombre non négligeable de véhicules électriques dans notre flotte, à savoir 33 en 2013, soit 69 fin 2013, ce qui fait actuellement de POST l’entreprise la plus équipée en véhicules électriques dans le pays.
Jusqu’à ce jour, nous avons également attribué un M-Pass à plus de 1.200 employés, afin de les inciter à utiliser les transports en public.
Quid des autres consommations ?
Nous nous attelons à réduire également notre consommation de papier et la consommation d’énergie liée à nos bâtiments et infrastructures. Nous voulons, à terme, réduire dans la mesure du possible nos émissions de CO2.
L’amélioration de l’accessibilité, que vous avez évoquez, est un élément crucial d’une stratégie RSE…
Effectivement, et surtout pour une entreprise publique comme la nôtre. C’est la raison pour laquelle nous sommes en passe de réaliser un inventaire de l’accessibilité physique des bâtiments ouverts au public. Les bâtiments qui s’avèreraient ne pas répondre aux exigences requises feront l’objet de réaménagements. Dans le même ordre d’idées, nous rendrons prochainement des contenus de notre site Internet accessibles aux personnes malvoyantes.
Vous avez présenté début juillet à la presse votre nouveau rapport RSE, pour l’exercice 2013. Que faut-il principalement retenir de ce dernier rapport ? En quoi diffère-t-il du précédent ?
Tout d’abord, j’aimerais souligner que nous sommes au Luxembourg la première entreprise à avoir obtenu la certification GRI G4, garant de la pertinence de notre façon de reporter. En cela, nous sommes allés encore plus loin que l’an passé, en incluant davantage de critères, plus détaillés, ce qui signifie donc davantage de chiffres pour les différents métiers. Aussi, ce nouveau rapport contient quasiment le double de données par rapport à celui présenté en 2013 pour l’exercice 2012. Sur la forme, le nouveau rapport, accessible sur www.postgroup.lu, se veut aussi plus convivial à la lecture.