La Commission Juncker: une équipe forte et expérimentée pour faire bouger les choses
Le président élu, Jean-Claude Juncker, a dévoilé aujourd’hui son équipe et la nouvelle organisation de la prochaine Commission européenne. Après avoir traversé l’une des périodes les plus difficiles de son histoire, l’UE devra convaincre ses citoyens que les choses vont changer. Et pour que les choses changent, la Commission doit être ouverte aux réformes. La nouvelle Commission européenne sera simplifiée pour se concentrer sur les grands défis politiques de l’UE: la lutte contre le chômage par la création d’emplois décents, la promotion de l’investissement, l’accès de l’économie réelle au crédit bancaire, la création d’un marché numérique connecté, la formulation d’une politique étrangère crédible et l’indépendance énergétique de l’UE. La nouvelle organisation de la future Commission reflète les orientations politiques sur la base desquelles Jean-Claude Juncker a été élu par le Parlement européen.
Le président élu a personnellement auditionné les commissaires désignés et est convaincu que son équipe, composée de personnalités respectées et expérimentées, pourra atteindre ses objectifs, en travaillant collectivement et plus efficacement.
Le président élu, Jean-Claude Juncker, a déclaré: «En cette époque sans précédent, les citoyens européens attendent de nous des résultats. Après des années de difficultés économiques et de réformes souvent douloureuses, les Européens veulent une économie performante, des emplois durables, une meilleure protection sociale et des frontières plus sûres. Ils comptent également sur la sécurité énergétique et sur le potentiel numérique. L’équipe que je présente aujourd’hui remettra l’Europe sur le chemin de l’emploi et de la croissance. Dans la nouvelle Commission européenne, la forme suit la fonction. Nous devons être ouverts au changement. Nous devons montrer que la Commission peut changer. La Commission européenne que je vous présente aujourd’hui est une Commission politique, dynamique et efficace, prête à donner un nouvel élan à l’Europe. J’ai attribué des portefeuilles à des personnes, pas à des pays. Je place 27 joueurs sur le terrain; chacun d’eux a un rôle spécifique à jouer. C’est mon équipe gagnante!»
Une nouvelle organisation du travail
Le nouveau collège sera composé de sept vice-présidents, six1 en plus de la haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité (Federica Mogherini), chacun responsable d’une équipe de projet. Les vice-présidents piloteront et coordonneront le travail d’un certain nombre de commissaires, dans des groupes dont la composition pourra évoluer en fonction des besoins et de la mise sur pied progressive de nouveaux projets (voir l’annexe 2). Ces équipes de projet reflètent les orientations politiques («Emploi, croissance, investissement et compétitivité», «Marché unique du numérique» ou «Union de l’énergie», par exemple). Tous les membres du collège collaboreront ainsi de manière dynamique, en rupture avec les approches figées et cloisonnées traditionnelles. Les vice-présidents seront tous de véritables adjoints du président.
Le président élu, Jean-Claude Juncker, a déclaré: «La nouvelle Commission ne comprend ni commissaires de premier rang, ni commissaires de second rang. Il s’agit d’une équipe composée de joueurs solidaires, dont certains ont un rôle de leader. Ils travailleront ensemble, dans un esprit de collégialité, et seront mutuellement dépendants les uns des autres. Je veux faire tomber les cloisons et instaurer une nouvelle organisation collaborative du travail dans des domaines où l’Europe peut vraiment faire bouger les choses.»
Le président élu attend avec impatience l’audition des commissaires désignés devant le Parlement européen. Ce processus démocratique sera en effet l’occasion d’expliquer et d’examiner les objectifs et le programme politique de la Commission.
Nouveautés importantes
Un premier vice-président (Frans Timmermans) sera le bras droit du président. C’est la première fois qu’un commissaire sera tout spécialement chargé de l’amélioration de la réglementation, afin de garantir que toute proposition de la Commission est véritablement nécessaire et que les objectifs visés ne peuvent pas être mieux atteints par les États membres. Le premier vice-président sera également chargé de veiller à la conformité de toutes les activités de la Commission avec la charte des droits fondamentaux et l’État de droit.
Le nouveau portefeuille Marché intérieur, industrie, entrepreneuriat et PME (sous la responsabilité d’Elžbieta Bieńkowska) constituera la salle des machines de l’économie réelle. Il est également fait référence pour la première fois aux petites et moyennes entreprises, l’épine dorsale de notre économie.
Le nouveau portefeuille Affaires économiques et financières, fiscalité et douanes (sous la responsabilité de Pierre Moscovici) garantira que la politique fiscale et la politique d’union douanière deviennent partie intégrante d’une Union économique et monétaire véritable et approfondie et contribuent au bon fonctionnement du cadre global de gouvernance économique de l’UE.
Un grand portefeuille consacré aux consommateurs a été créé. La politique de protection des consommateurs n’est plus éparpillée dans différents portefeuilles mais occupe une place de choix dans le portefeuille de la commissaire à la justice, aux consommateurs et à l’égalité des genres (Věra Jourová).
Comme le président élu l’avait annoncé dans son discours devant le Parlement européen le 15 juillet, la fonction de commissaire chargé de la migration (Dimitris Avramopoulos) a été créée afin de fixer les priorités d’une nouvelle politique migratoire qui luttera efficacement contre l’immigration clandestine tout en faisant de l’Europe une destination attrayante pour les meilleurs talents.
Un certain nombre de portefeuilles ont été remaniés et simplifiés. Ainsi, les portefeuilles Environnement et Affaires maritimes et pêche ont été combinés (et placés sous la responsabilité de Karmenu Vella) afin de refléter la double logique de la croissance «bleue» et «verte». Les politiques en matière d’environnement et de protection de la mer peuvent et doivent jouer un rôle clé dans la création d’emplois, la préservation des ressources, la stimulation de la croissance et la promotion de l’investissement. La protection de l’environnement et le maintien de la compétitivité doivent aller de pair, car tous deux sont les gages d’un avenir durable. Cette même logique a prévalu dans la décision de confier à un seul commissaire la responsabilité de l’action pour le climat et l’énergie (Miguel Arias Cañete). L’UE doit renforcer la part des énergies renouvelables sur son territoire, non seulement pour mener une politique responsable de lutte contre le réchauffement climatique, mais aussi – et c’est un impératif pour la politique industrielle – pour continuer à disposer d’une énergie à un prix abordable sur le moyen terme. Ces deux nouveaux portefeuilles contribueront à la réalisation des objectifs de l’équipe de projet «union de l’énergie» pilotée et coordonnée par Alenka Bratušek.
Le portefeuille Politique européenne de voisinage et négociations d’élargissement (sous la responsabilité de Johannes Hahn), qui constitue pour ainsi dire une politique de voisinage renforcée, met l’accent sur la poursuite des négociations d’adhésion à l’UE, même si le président élu a reconnu dans ses orientations politiques qu’il n’y aurait pas de nouvel élargissement dans les cinq prochaines années.
Le nouveau portefeuille Stabilité financière, services financiers et union des marchés de capitaux (sous la responsabilité de Jonathan Hill) concentrera les compétences existantes et les responsabilités dans une seule direction générale, nouvellement créée, et garantira que la Commission reste active et vigilante en ce qui concerne l’application des nouvelles règles de surveillance et de résolution pour les établissements bancaires.
Pour une décomposition plus fine des équipes de projet et une vue d’ensemble de la répartition des portefeuilles, voir l’annexe 4.
Les bonnes fonctions pour les bonnes personnes
En attribuant les portefeuilles, le président élu a pris grand soin de trouver le juste équilibre entre les hommes et les femmes, les obédiences politiques et les compétences.
Expérience politique
Composée de personnalités respectées et expérimentées, la Commission proposée par M. Juncker comprend 5 anciens premiers ministres, 4 vice-premiers ministres, 19 anciens ministres, 7 commissaires sortants et 8 anciens membres du Parlement européen. Onze d’entre eux ont une solide formation économique et financière, tandis que huit ont une très grande expérience en matière de relations extérieures. La Commission Juncker dispose des compétences nécessaires pour relever les défis économiques et géopolitiques actuels de l’UE (voir l’annexe 4).
Légitimité démocratique
Un tiers des membres de la nouvelle Commission (neuf sur vingt-huit), dont le président élu, ont fait campagne lors des élections européennes cette année, allant à la rencontre des citoyens et recherchant leur soutien.
Le critère «femme»
Au terme d’intenses négociations, et parce que le président élu a insisté pour que des femmes soient candidates, la Commission Juncker comprend 9 femmes et 19 hommes et 3 de ses 7 vice-présidents sont des femmes.
Prochaines étapes
Lors de l’étape suivante, l’ensemble du collège des commissaires, y compris le président et la haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, également vice-présidente de la Commission européenne, sera soumis à un vote d’approbation du Parlement européen. Ce vote sera précédé par des auditions des commissaires désignés, par les commissions parlementaires compétentes, conformément à l’article 118 du règlement du Parlement européen. Sur la base de l’approbation du Parlement européen, la Commission est officiellement nommée par le Conseil européen, conformément à l’article 17, paragraphe 7, du traité sur l’Union européenne (TUE).
Pour en savoir plus:
Voir les questions et réponses détaillées dans le MEMO/14/523
À la suite de sa campagne électorale à travers l’UE, Jean-Claude Juncker a été proposé comme candidat à la fonction de président de la Commission européenne par le Conseil européen le 27 juin 2014 Après avoir exposé ses orientations politiques devant les membres du Parlement européen, il a été élu pour devenir le prochain président de la Commission européenne par une forte majorité de 422 voix lors de la séance plénière du Parlement européen du 15 juillet 2014.
Page d’accueil du président élu Jean-Claude Juncker: http://ec.europa.eu/about/juncker-commission
Orientations politiques de la prochaine Commission européenne: «Un nouvel élan pour l’Europe: mon programme pour l’emploi, la croissance, l’équité et le changement démocratique»: http://ec.europa.eu/news/eu_explained/140715_fr.htm
Suivre le président élu sur Twitter: @JunckerEU #TeamJunckerEU
Suivre le porte-parole du président élu sur Twitter: @MargSchinas, @Mina_Andreeva, @NatashaBertaud
Commission européenne // Communiqué de presse // Bruxelles, le 10 septembre 2014