Une évolution économiquement raisonnable

La PIDAL vient de se doter d’un nouveau directeur en la personne de Patrick Rausch, économiste de formation. Sa mission: rendre le complexe encore plus attractif… en optimisant les moyens.  
Interview.
Monsieur Rausch, quel est votre rôle en tant que nouveau directeur de la PIDAL?
Aujourd’hui, la vigilance est de mise en matière de dépenses publiques, et elle le sera sans doute de plus en plus à l’avenir. Or, une piscine constitue un poste de dépense important pour une commune. J’ai notamment été embauché pour contrôler les coûts existants et également pour voir comment on peut optimiser notre infrastructure et améliorer nos services avec les moyens à notre disposition. Dans un contexte où la concurrence est toujours plus importante, nous devons nous adapter et positionner nos services piscine, sauna, wellness, fitness et restaurant de sorte à ce qu’ils soient encore plus attractifs pour nos clients.
Vous avez commencé votre mission le 1er janvier cette année, juste avant le départ en retraite de Monsieur Marc Thinnes qui a géré la PIDAL pendant 20 ans. Quelle est votre première impression?
Je suis encore dans la phase où j’apprends à connaître la maison ; il y a tout de même presque 34 ans d’historique à rattraper! Pour moi, la PIDAL est un établissement intéressant parce qu’il fonctionne bien vu qu’il a été bien géré dans le passé. Mais, même dans un établissement qui fonctionne bien, il y a toujours des points qui peuvent être perfectionnés. Je dois maintenant identifier les évolutions qui peuvent potentiellement être mises en place pour offrir aux habitants des communes du syndicat et aux autres utilisateurs de nos installations un service à la hauteur de leurs attentes tout en gérant au mieux l’argent mis à disposition par les communes. Nous travaillons avec l’argent public. Nous visons donc une évolution économiquement raisonnable, tout en gardant une vocation sociale qui consiste à n’exclure personne en pratiquant des tarifs accessibles. C’est l’équilibre très précaire que nous cherchons à maintenir et je pense que nous sommes sur le bon chemin pour y arriver.
Quelles sont les pistes d’amélioration que vous envisagez déjà?
L’un des objectifs est d’assurer que les services autres que la piscine arrivent à se supporter par les recettes générées en leur sein, de sorte à ne pas devoir recourir à l’argent public pour les faire fonctionner.
Dans ce contexte, j’aimerais que la PIDAL soit vue comme une entité et non pas comme un regroupement de plusieurs services séparés. De nombreuses personnes profitent, en effet, de l’un ou de l’autre des services offerts: piscine, sauna, fitness, wellness ou restaurant, sans pour autant profiter d’autres éléments de notre offre. C’est pourquoi nous avons décidé de lancer des programmes intégrés qui permettront à notre clientèle de découvrir l’ensemble des possibilités offertes par le complexe. Nous proposons, par exemple, une offre d’été autour de la thématique ‘Prêt pour la plage’ qui propose non seulement des cours ou du ‘personal training’ au fitness, mais également des cours aquatiques à la piscine. Dans ce cadre, les clients sont informés sur les effets bénéfiques d’un passage au sauna, d’un massage ou d’une baignade dans notre bassin d’eau de mer, unique dans la région, car ces éléments de notre offre permettent d’accélérer la régénération de la musculation après un entraînement et d’augmenter ainsi l’efficacité des efforts réalisés. Et pourquoi ne pas se gâter avec un repas gastronomique au restaurant ‘Aux berges’ lorsque les objectifs visés sont atteints?
Nous voulons également améliorer notre communication afin de mieux tenir informé nos clients actuels et potentiels sur la qualité et l’étendue de notre offre. Ainsi, nous envisageons de revoir notre site Internet, notamment les parties interactives et nous travaillons sur la mise en place d’une application PIDAL pour smartphones qui offrira encore plus de convivialité et de personnalisation dans la communication avec les clients.
Nous envisageons également la rénovation et l’amélioration de certains secteurs où cela s’impose afin de les remettre au niveau qu’on souhaite offrir dans le futur. Ces travaux représentent de grands projets que nous devons d’abord formaliser puis, bien sûr, budgétiser.
Comment la PIDAL se distingue-t-elle par rapport aux autres piscines des alentours?
Nous nous distinguons par une qualité au-dessus de la moyenne, aussi bien au niveau des services et des infrastructures que de l’hygiène. Nous insistons beaucoup sur ce dernier point et nous tentons de nous rapprocher le plus possible de la perfection.
Le complexe comprend un restaurant qui n’a pas la visibilité qu’il mériterait. Y a-t-il des nouveautés de ce côté-là aussi?
Ceci s’explique par le fait que le restaurant ‘Aux Berges’ était initialement accessible uniquement depuis le sauna. Il vaut pourtant le détour puisque notre chef concocte une cuisine gastronomique digne d’une étoile Michelin. D’ailleurs, la plupart des clients qui ont une fois découvert le restaurant n’hésitent pas à revenir.
Pour mieux profiter du fait que le restaurant est disponible exclusivement à la clientèle externe les samedis soirs à partir de 19:00 heures, heure de fermeture du sauna, nous avons introduit des soirées gastronomiques. Deux fois par mois, notre chef utilise toutes ses capacités pour créer des menus gastronomiques autour d’un sujet culinaire spécifique tel que ‘La Bourgogne’, ‘Les délices de la mer’, ‘La Toscane’, ou encore ‘La gastronomie luxembourgeoise’.
Les samedis entre les soirées gastronomiques, nous venons de lancer un nouveau concept de soirées conviviales, ou le chef propose, à un prix plus modéré, des menus plus simples, comme la paella, la fondue bourguignonne ou encore le mixte grill de la mer, mais préparés avec la même qualité culinaire que les menus gastronomiques.
Finalement, nous allons bientôt proposer un menu d’affaires, trois jours par semaine pour compléter notre offre.

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