Une position géographique des plus enviables

Mamer est considérée par certains comme la «Silicone Valley» du Luxembourg, ayant su attirer nombre d’entreprises actives dans les TIC mais aussi dans d’autres secteurs sur son sol. Pourquoi et comment, des éléments de réponses avec Gilles Roth, député-maire.
 

 

Mamer affiche un réel pouvoir d’attraction pour les sociétés actives dans les TIC, notamment, ce qui lui vaut le qualificatif de «Silicone Valley» du Luxembourg. Comment expliquer un pareil engouement ?

Le facteur décisif est celui de la situation géographique du Parc d’activité de Capellen près de l’échangeur autoroutier. Il y a maintenant un accès direct qui part de la route d’Arlon vers le Parc d’activité et un autre accès à partir de la route de Kehlen qui sera opérationnel dès le mois de juin. Le Parc est ainsi à la fois à proximité de l’autoroute et de la Ville, et intéresse dès lors nombre d’entreprises à venir s’y installer. Ce que je constate, c’est que lorsqu’une société cherche à s’implanter quelque part, la première question qu’elle se posera est de savoir où se situent ses clients  et  ce qu’il en est de l’accessibilité de la zone pour ses employés.
Nous allons, par ailleurs, développer un concept de mobilité qui permettra d’accéder au Parc par des navettes, concept qui verra le jour d’ici la fin de l’année.
Parallèlement, la commune de Mamer a une offre de logements conséquente , ce qui est très intéressant pour les employés des nombreuses sociétés implantées dans le zoning.

 

Suite à la crise, Jean-Marie Halsdorf, ministre de l’Intérieur, a invité les communes à la prudence budgétaire. L’implantation d’un panel de nouvelles sociétés sur le sol de Mamer permettent-elles de lancer ou de relancer de nouveaux projets ?

Oui, bien évidemment. Nous avons connu une nette augmentation de l’impôt commercial en 2010 par rapport à 2009. Cela s’explique d’une part par l’implantation de nouvelles sociétés, d’autre part par l’augmentation de la marge bénéficiaire de sociétés présentes dans la commune depuis longtemps mais qui avaient subi la crise de plein fouet. A moyen terme, le développement du Parc d’activité augmentera encore le montant des recettes.  
Quant aux investissements, nous nous sommes limités à ceux de toute première nécessité pendant la crise, les autres – notamment le réaménagement du centre de Mamer – ayant été remis à plus tard. Les projets prioritaires ont été tous ceux qui ont trait aux infrastructures et aux bâtiments publics. Nous avons donc fait preuve de prudence budgétaire.
Nous pourrons financer les grands projets de cette année sans avoir recours à un quelconque emprunt. Mais il n’empêche que pour l’heure, tant que les effets de la crise ne se sont pas dissipés, nous devons toujours nous concentrer sur l’essentiel.

 

Lors de notre dernier entretien l’été dernier, vous nous aviez confié que le plus grand projet qui devait voir le jour dans la commune serait celui du Campus scolaire Capellen amené à ouvrir ses portes à la rentrée 2013. Où en sont les travaux ? Qu’en est-il de ceux de la nouvelle école européenne ?

Nous tenons bien le cap. Pour le Campus scolaire Capellen, les travaux de démolition sont terminés et les travaux de terrassement viennent de débuter. Le projet devrait donc en effet voir le jour comme prévu à la rentrée scolaire 2013.
La deuxième école européenne, quant à elle, ouvrira ses portes à la rentrée scolaire 2012. Il s’agit d’un projet réalisé par l’Etat, et nous sommes satisfaits que la réalisation des voies de dessertes qui y conduisent a finalement débuté et s’inscrit dans les désidérata de la commune tout comme dans le résultat du vote à la Chambre des députés.

 

Vous nous disiez d’ailleurs que les excellentes infrastructures scolaires étaient à l’origine de l’explosion démographique dans la commune et que de nouveaux lotissements étaient en phase de construction. Où en est on ?

Quatre lotissements se sont vu accorder les autorisations de bâtir et trois sont déjà en voie de réalisation au niveau des infrastructures. Les travaux du quatrième lotissement, «Op Bierg», devraient débuter tout prochainement.

 

Des communes comme celles de Beckerich ou Luxembourg-Ville ont des démarches assez poussées en termes de développement durable (chauffage urbain, cogénération, transports en commun). Quels objectifs s’est fixée la commune de Mamer ?

Mamer s’emploie à devenir la plus «verte» possible. Nous alimentons l’ensemble de nos bâtiments publics de même que l’éclairage public par de l’électricité verte, par exemple. Nous subventionnons en partie les constructions à basse énergie si les standards nationaux sont respectés. Nous avons également développé un réseau de vélos en libre service baptisé «VéloSophie». Et le nouveau campus scolaire à Capellen sera intégralement alimenté en énergie non fossile.

 

Les élections communales approchent. Quel bilan tirez-vous du mandat qui s’achève et comptez-vous vous représenter ?

Oui, je suis candidat à ma propre succession.
Le bilan est positif. Nous avons réalisé plus de 85 pour cent des projets, des projets cohérents dans les trois localités qui ont gardé chacune leur spécificité. Tous les projets de grande envergure ont vu le jour ou sont en cours de réalisation. Je pense là notamment au Campus Kinneksbond à Mamer, achevé, au centre d’intervention CIMA, qui vient d’ouvrir ses portes, au réseau de canalisation et d’alimentation en eau dont plus de la moitié a été refait, et à la possibilité pour tous les ménages de la commune, s’ils le souhaitent, d’être reliés au réseau de gaz. Et ce ne sont pas les idées qui manquent pour compléter notre projet, pour faire de Mamer une commune moderne et dynamique.

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