L’immobilier d’entreprise reprend des couleurs
Le Luxembourg est devenu au cours de la dernière décennie un marché immobilier international dont l’envergure dépasse de loin les limites de son seul territoire, un marché d’investissement et une destination de choix pour les sociétés et les institutions internationales. Les cinq membres de la direction de Jones Lang LaSalle Luxembourg reviennent sur le bilan 2010 et les perspectives 2011.
Si l’immobilier d’entreprise a repris des couleurs en Europe au cours de l’année 2010, nous sommes encore loin de l’euphorie des années qui ont précédé la crise mais, tant sur le marché locatif que sur le marché des investissement immobiliers, les principaux indicateurs se sont redressés et laissent présager une année 2011 plus vigoureuse. Au Luxembourg, 2010 fut en définitive également une bonne année de transition. Les différents acteurs de l’immobilier d’entreprise ont tenu bon et ont préparé l’avenir. Selon Olivier Bastin, «Bien que le taux de vacance ait passé la barre des 7 pour cent en cours d’année, les fondamentaux se sont améliorés au cours de l’exercice 2010. Investisseurs, promoteurs et occupants terminent l’année avec plus de projets qu’en décembre 2009, et l’activité 2011 s’en ressentira à n’en plus douter».
En matière de prise d’occupation, 2010 affiche une augmentation de 5 pour cent par rapport à 2009 avec 55 pour cent de l’activité générés par le secteur bancaire et pour les services d’affaires.
Le taux de disponibilité a fini l’année 2010 sur 7,2 pour cent, soit une augmentation de 2 pour cent par rapport à 2009, bien que celui dans la «city», le Kirchberg ainsi que le quartier de la Gare reste quant à lui sous la barre des 5 pour cent.
Les loyers haut de gamme sont restés stables au cours de l’année dans tous les districts de la capitale, autour de 38 euros au mètre carré par mois dans la «city». Ils devraient rester stables tout au long de 2011 mais pourraient repartir à la hausse en 2012. La relance du secteur des services d’affaires amorcée en 2010 devrait se poursuivre en 2011 et se traduire en une activité immobilière accrue, contrairement au secteur bancaire, même si ce dernier poursuit sa restructuration en 2011.
Quant au volume d’investissement en immobilier d’entreprise, il a atteint en 2010 les 320 millions d’euros dont 95 pour cent pour la seule deuxième moitié de l’année, avec une part des investissements domestiques qui a nettement diminué par rapport à 2009. L’amélioration des fondamentaux du marché immobilier attendue au cours de 2011 et la diminution de l’aversion pour le risque devraient conduire à un accroissement du volume d’investissement.
Sur base du communiqué de Jones Lang LaSalle