HURTS à l’ATELIER
Le groupe britannique Hurts a su raviver la flamme sur l’Internet avec une vidéo, Wonderful Life. En moins de temps qu’il n’en faut pour cliquer sur un site, des millions de fans ont succombé à leurs clips en noir et blanc. Hurts célèbre l’hédonisme dans une imposante mise en scène sur fond de synthés.
L’Angleterre s’emballe vraiment en ce moment pour ce jeune groupe de Manchester. Le duo (c’en est un), composé de Theo Hutchcraft, au chant, et de Adam Anderson, aux synthés et orchestrations, n’a pour le moment livré qu’une poignée de titres qui situent la musique du groupe, autrefois nommé Daggers, puis Bureau, quelque part entre Tears For Fears, Gary Numan, pour lequel ils ont fait office de première partie sur une tournée, ou… A-ha.
Leur Wonderful Life est un titre qui se défend et quelques-unes de leurs compositions, épurés, caricaturalement synth-pop, comme Better Than Love ou Blood, Tears And Gold ont une sacrée allure. Leur premier album s’intitule Happiness.
Dire que les Hurts font une musique réellement novatrice serait aller très, très loin en besogne mais ils ont un petit grain de suavité dans les compositions qui leur fait dépasser les standards établis pour ce genre-là (la cold-pop new wave, disons) dans les années 80. Comme leurs clips sont léchés de noir et blanc et qu’ils ont une attitude impassible aussi riarde qu’une fête d’anniversaire chez Peter Hook, cela fait pas mal discuter le petit milieu des critiques rock. Sur ce qu’on voit, le groupe s’anime à peine sur scène mais donne une autre dimension quasi sépulcrale et gothique à sa musique, comme si les mini-Pet Shop Boys flirtaient avec les Sisters Of Mercy. C’est pour le moins intriguant…
Pour ramener tout cela à sa juste valeur, ajoutons qu’ils ont été signés par le nouveau label de Biff Stannard, l’un des collaborateurs/découvreurs en chef des Spice Girls et de Kylie Minogue… Nouveaux fers de lances de la pop synthétique romantique donc, coupes de cheveux ras sur les côtés et plaquées en avant sur le dessus, Theo Hutchcraft et Adam Anderson pourraient être deux mannequins de magazine, un magazine froid et très avant-gardiste n’empêche. Chic rétro comme pouvaient l’être Brian Ferry ou les membres des Lotus Eaters, ils représentent l’élégante vague synthétique venue d’Angleterre – souvent photographiés et filmés dans le style d’Anton Corbjin.
Hurts sera en concert à l’Atelier à Luxembourg, dimanche 31 octobre 2010 – dans le cadre de la magnetic fall session. Ouverture des portes à 20h00. Billets d’entrée disponibles sur le site www.atelier.lu ou dans tous les points de vente habituels.
