Schengen
Schengen, Wellenstein et Burmerange affichent leur volonté de fusionner. A la clé: une plus grande attractivité pour les habitants, les touristes et les entreprises, mais aussi un statut de Centre de la Grande Région, qui s’impose comme une évidence quand on porte un nom aussi emblématique que celui de Schengen.
Rencontre avec Roger Weber, bourgmestre.
Officialiser le travail en intercommunalité
Pour le bourgmestre de Schengen, Roger Weber, la fusion n’est qu’une formalité qui entérine de nombreuses années de collaboration intercommunale fructueuse: “Schengen, Wellenstein et Burmerange sont déjà toutes trois dotées d’infrastructures modernes, dont une grande partie, dont l’auberge de jeunesse, la maison des jeunes, le foyer de jour ou la crèche, ont été réalisées en intercommunalité”.
Dans le peloton de tête
Il ne s’agit en aucun cas de fusionner pour pallier d’éventuels problèmes d’argent dus à la baisse des subsides. Même si le bourgmestre est conscient que l’avenir est incertain sur le plan financier, les budgets de Schengen et de ses voisines sont équilibrés et il lui importe que la fusion soit opérée dans ce contexte: “Nous considérons qu’il est mieux d’être dans le peloton de tête en ce qui concerne les fusions, plutôt que d’attendre d’être dans l’urgence pour le faire”. Rappelons que 2017 est la date limite à laquelle toutes les communes de moins de 3.000 habitants devraient avoir disparu de la carte du Luxembourg, selon les prescriptions du ministère de l’Intérieur.
Pas de promesses trop précoces
Pourtant, l’Etat devrait débloquer 2.500 euros par habitant dans le cadre de cette fusion, soit plus de 10 millions d’euros au total pour les quelque 4.200 habitants que comptera
la commune fusionnée. Quand on demande au bourgmestre quels projets concrets pourront être réalisés grâce à cette enveloppe,
il ne souhaite pas s’engager prématurément. Il a certes quelques idées en tête: il évoque entre autres un centre médical, une maison pour personnes âgées, une nouvelle mairie à côté du lac de Remerschen et le développement du tourisme, mais rien n’est encore définitivement établi. “Au-delà du budget promis par le Gouvernement, nous (ndlr: les bourgmestres des communes concernées) sommes en pleine négociation avec, notamment, les ministères du Tourisme et de l’Intérieur pour obtenir une aide supplémentaire pour la concrétisation de projets”, ajoute-t-il.
La population sera consultée
L’avis des habitants, quant à cette fusion, sera sollicité à travers un referendum qui se déroulera au mois d’octobre. Les échos recueillis au sein de la population sont, pour l’instant, majoritairement favorables au projet, mais Roger Weber s’attachera à influencer positivement l’opinion des quelques personnes réticentes, en leur expliquant le bien-fondé de cette démarche.
Ce travail d’information se fera quelques semaines avant le lancement du referendum. “La seule chose que nous pouvons assurer aux habitants, c’est que nous pourrons encore faire beaucoup plus ensemble et que les villages seront plus attractifs après la fusion qu’avant”, affirme-t-il.
Plus attractifs pour les citoyens, mais aussi pour les firmes et pour les touristes.
Un nouveau centre de congrès…
N’oublions pas qu’avec ses 500 hectares de vignes situées en bordure de Moselle, Schengen regroupe près de la moitié des territoires vinicoles du Luxembourg et que l’équipe en place a beaucoup oeuvré ces dernières années à la mise en valeur de ce patrimoine naturel et touristique exceptionnel. Des atouts qui font de Schengen une place de choix pour créer un nouveau
centre de congrès, projet qui devrait trouver sa place dans la plus ancienne maison du
village.
… au centre de la Grande Région
Le nom de Schengen a une valeur emblématique forte au-delà des frontières. De par le symbole d’Union européenne qu’elle incarne et de par sa situation géographique aux confins de l’Allemagne, du Luxembourg et de la France, le bourgmestre revendique le titre de Centre de la Grande Région auprès du ministère de l’Intérieur. MT