Communes
Portrait de la commune avec son bourgmestre, Lucien Majerus.
Un cadre idyllique et verdoyant
Située à l’extrême nord des plateaux ardennais luxembourgeois, dans le canton de Clervaux, à une altitude de 433 m, la commune de Troisvierges occupe une superficie de 37,86 km2, dont 10.27 hectares sont couverts de forêts. La population de Troisvierges a régulièrement augmenté au cours de son histoire pour atteindre aujourd’hui 2.925 habitants de 39 nationalités différentes. Avec 42 % d’étrangers, Troisvierges se situe dans la moyenne nationale. Ses habitants sont répartis dans les huit localités Troisvierges, Hautbellain, Biwisch, Huldange, Basbellain, Goedange, Wilwerdange et Drinklange.
Une richesse historique exceptionnelle
Son territoire recèle des vestiges remontant à plus de 2.000 ans. On citera, entre autres, le village de Basbellain qui est entré dans l'histoire en l'an 585 sous l'appellation de "Belsonacum", quand le roi mérovingien Childebert II y tint cour. Des siècles auparavant, les Romains y étaient déjà fortement implantés. Ainsi que celui de Hautbellain qui, grâce à sa situation en bordure de la route romaine fut un centre commercial dès le
12e siècle.
Quant au chef-lieu de la commune, il porte deux noms différents: Troisvierges et Ulflingen. Pour retrouver les origines de l’appellation francophone, il faut remonter à la mythologie gréco-romaine, selon laquelle les vies humaines étaient symbolisées par des fils détenus par trois sœurs: Klotho, Lachesis et Atropos. La première était chargée de les filer, la seconde d’en déterminer la longueur et la troisième de les sectionner.
Au moment de l’introduction du catholicisme, le pape Grégoire 1er a remplacé ce culte par celui de trois vierges saintes des noms de Fides, Spes et Caritas (Foi, Espérance et Charité). A partir du 16e siècle, les pèlerinages vers le village, regroupés autour du culte de ces trois matrones, étaient toujours plus importants et les pèlerins wallons disaient tout simplement: “Nous allons aux Trois-Vierges”, d’où la dénomination française actuelle. Jusqu'à la Révolution française, la désignation officielle restait “cour d'Ulfelange”.
Un patrimoine culturel unique
Vers 1340, le comte de Clervaux, Ferry von Brandenburg, fit reconstruire la chapelle des trois saintes vierges. Les Franciscains, ayant pris la charge liturgique, créèrent d’abord un couvent puis, dès 1653, l’actuelle église paroissiale de Troisvierges, qui a conservé son mobilier baroque liturgique et artistique de la deuxième moitié du 17e siècle, dont un orgue monumental, classé patrimoine national. Des concerts et récitals sont organisés régulièrement dans cette église. On peut aussi y admirer les copies des statues des trois vierges datant du 15e siècle ainsi que le tableau central du maître-autel, qui est l’œuvre des élèves de Rubens (1577-1640).
Une actualité tout aussi florissante
Troisvierges doit son évolution à l’importance du centre ferroviaire d’autrefois, puis s’est peu à peu mué en cité à caractère commercial et artisanal, voir industriel.
La commune fait partie du parc naturel de l’Our, qui va, de l’avis du bourgmestre, “jouer un rôle de plus en plus important dans l’avenir”. Dans ce cadre idyllique, Troisvierges offre de magnifiques sentiers de promenade parfaitement entretenus et signalés au cœur d’une nature intacte et protégée. En étroite collaboration, l’administration communale et le syndicat d’initiative, ont mis sur pied au fil des années une infrastructure touristique exemplaire. Les possibilités de loisirs à deux pas du centre-ville sont multiples, comme le souligne Lucien Majerus: “Il fait très bon vivre à Troisvierges. Le tourisme y est bien développé. Rien d’étonnant lorsque l’on considère notre situation géographique privilégiée au milieu d’un magnifique parc naturel et nos infrastructures touristiques et sportives. Nous possédons en effet entre autres un très beau camping, une piscine en plein air et une autre couverte, un hall de tennis et de squash. L’offre culturelle n’est pas en reste avec notre cinéma très moderne et bientôt, une nouvelle bibliothèque régionale”.
Membre du SICLER, qui dispose de 3 zones industrielles régionales dont une sur le territoire de Troisvierges, la commune nourrit des liens privilégiés avec les communes voisines et offre aux petites et moyennes entreprises de bonnes perspectives de développement et d’avenir. L’extension de la zone industrielle régionale de Troisvierges est en cours de finalisation avec, à la clé, 415 nouveaux emplois.
A part l’extension de la zone industrielle, de nombreux projets sont en cours.
Il s’agit notamment de la construction d’une maison-relais avec une crèche en collaboration avec l’internat privé.
Autre grand projet, l’assainissement des différentes localités grâce à la réalisation d’une nouvelle station d’épuration.
Peut-être une nouvelle fusion qui s’annonce…
Le bourgmestre ne s’oppose pas à un projet de fusion avec Weiswampach, bien au contraire. Il se dit prêt à entamer le dialogue, du fait qu’“il serait dommage de renoncer à des subventions importantes octroyées par l’Etat ainsi qu’à la mise en place de projets complémentaires intéressants”, dixit le bourgmestre.