Twinerg

Twinerg, un acteur important,
concerné et durable

 
En tant que responsable de la centrale TGV (turbine gaz vapeur) Twinerg depuis quelques mois, François Thoumsin s’est fixé une priorité qui s’inscrit dans la droite ligne de la philosophie de ses prédécesseurs: l’amélioration constante de la qualité pour atteindre l’excellence. Une volonté qui passe par l’observation d’une politique de sécurité très stricte, le maintien de la centrale au plus haut niveau de technologie, le respect de l’environnement aussi bien dans les gestes professionnels quotidiens que dans la modernisation des infrastructures, ainsi que par le fait d’être et de rester un acteur engagé au Luxembourg.

Entretien.

Qu’est-ce qu’une centrale TGV et comment fonctionne-t-elle?

Une centrale TGV est un convertisseur d’énergie; en l’occurrence de gaz naturel en électricité. Dans un premier temps, on brûle le gaz et la puissance ainsi dégagée actionne une première turbine. Cela génère également de la chaleur qui est récupérée pour transformer de l’eau en vapeur à 540 degrés, vapeur qui est injectée dans une seconde turbine. Les deux turbines (vapeur et gaz) font tourner un seul et même axe, auquel est raccordé un alternateur qui génère du courant triphasé, qui sera envoyé sur le réseau, après être passé de 24.000 à 220.000 Volts au sein d’un transformateur.
La centrale Twinerg est équipée d’appareillages lui permettant de détecter et de réagir automatiquement et quasi-instantanément (en 15 secondes) à une variation de fréquence sur le réseau, ce qui lui permet de participer à ce que l’on appelle la régulation de fréquence, dont le but est de maintenir une fréquence de 50 Hertz en compensant les différences entre production et consommation électrique, ce qui est un must quand on sait que l’énergie électrique ne peut pas être stockée.

Vous avez repris la direction de la centrale tout récemment. Quelle était la situation et quelles ont été vos impressions lors de votre arrivée?

J’ai été agréablement surpris par une certaine forme d’excellence que les équipes qui m’ont précédé ont réussi à mettre en place, par l’aspect "modèle" et moderne de cette centrale, qui est propre, bien gérée et qui obtient des résultats extrêmement élevés sur le plan de la qualité, de la disponibilité et de la fiabilité des machines. Tout cela est possible grâce à un personnel pourtant peu nombreux, mais motivé, compétent et d’un bon niveau de formation qui a participé, l’année dernière, à la mise en place d’un système de certification ISO complet incluant la sécurité et la protection de l’environnement (ISO 14001). Nous travaillons également selon un système de management intégré qui nous permet de gérer notre qualité et d’améliorer nos processus de façon permanente. A travers la certification ISO 14001 que vous venez d’aborder, Twinerg témoigne de sa volonté de respecter l’environnement, même si elle utilise une source d’énergie fossile comme matière première.

 

Quels arguments peut-on avancer pour défendre le gaz naturel?

Il existe trois sources principales à partir desquelles on peut produire de l’électricité: le nucléaire, les énergies fossiles et les énergies renouvelables. Or, dans l’état actuel des technologies, il est impossible de couvrir tous nos besoins avec une seule de ces sources.  Même si nous sommes d’accord sur le fait que les énergies renouvelables doivent se développer – d’ailleurs Electrabel, groupe GDF SUEZ auquel appartient la société Twinerg, y participe activement –, nous continuons à travailler avec des énergies fossiles. A cet égard, la stratégie du Groupe est d’utiliser un mix énergétique, c’est-à-dire d’exploiter toute la plage de moyens existants en se focalisant sur les meilleures technologies disponibles (“best available technology”).  Dans le cas des énergies fossiles, il s’agit du gaz naturel. Comme toute énergie fossile, il a le défaut principal de produire du CO2 mais, à puissance électrique égale, il en dégage nettement moins. En effet, d’une part le gaz naturel génère intrinsèquement moins de CO2 que le charbon pour une même quantité d’énergie libérée lors de la combustion, et d’autre part une centrale TGV a un rendement très élevé (56 %). Le bilan écologique du gaz naturel est donc le meilleur parmi les énergies fossiles.

Outre cette certification, projetez-vous d’investir dans d’autres projets qui permettraient de limiter l’impact de la centrale sur l’environnement?

Nous souhaitons réduire considérablement notre consommation d’eau. Pour cela, nous allons profiter de la vaste surface de collecte dont nous disposons pour récupérer les eaux de pluie, au sein d’un bassin d’orage moderne équipé de pompes. De cette manière, des processus qui, jusqu’à présent, consommaient de l’eau de ville, le seront désormais avec de l’eau de pluie. Ce projet a un coût de 2 millions d’euros.

Quels objectifs visez-vous pour Twinerg, à court, moyen et long termes?

La priorité, à court terme, est de poursuivre notre recherche d’excellence. Nous continuerons pour cela à réaliser les projets d’amélioration, que ce soit au niveau du bassin dont je viens de parler ou du chauffage urbain qui va être lancé très prochainement (Cf point suivant). A moyen terme, nous entendons maintenir la centrale au meilleur niveau technologique possible, entre autres dans un souci environnemental, et améliorer encore nos processus, tant au niveau qualité que sécurité.

Twinerg a également toujours montré son implication au niveau local…

…et nous avons la volonté de continuer, dans le futur, à nous positionner comme un acteur important, concerné et durable. Dans ce cadre, nous entretenons des relations de partenariat avec nos actionnaires et nos clients. Nous allons également très bientôt débuter le projet “Chauffage urbain”, en collaboration avec Sudcal. Twinerg alimentera le nouveau quartier de Belval en chaleur pour le chauffage urbain. Notre position est de nous implanter au Luxembourg pour longtemps.

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