Crise financière et économique mondiale
Le Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et de l’Immigration, Jean Asselborn, a participé à la Conférence des Nations unies sur la crise financière et économique mondiale et son incidence sur le développement à New York, le jeudi 25 juin 2009.
La conférence a réuni au siège de l'ONU des responsables politiques du monde entier pour discuter de la crise économique et financière, et de son impact sur les efforts de développement. Ils ont pris la mesure de la plus grave récession économique qu’a connue le monde depuis la grande dépression des années 30. Le document final, qui doit être adopté à la fin de la conférence, le 26 juin, doit tracer la voie à suivre, au niveau global, pour amortir l’impact de la crise, notamment sur les populations les plus vulnérables.
À cette occasion, le Vice-Premier ministre Asselborn a co-présidé une table-ronde avec son homologue laotien, Tongloun Sisoulit. La table-ronde a porté sur le sujet des «mesures coordonnées et concertées et autres mesures propres à atténuer l’incidence de la crise sur le développement». Ont participé à cette table-ronde, notamment le secrétaire général de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), Supachai Panitchpakdi, la secrétaire exécutive de la Commission économique et sociale pour l’Asie et le Pacifique (CESAP), Noeleen Heyzer, et le directeur exécutif du Centre Sud, Martin Khor.
L’après-midi du 25 juin, le ministre Asselborn est intervenu à la tribune de l’Assemblée générale. Dans son discours, le ministre a relevé les graves conséquences sociales de la crise financière et économique mondiale, se référant notamment aux estimations récentes de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) qu’en 2009 quelque 100 millions de personnes de plus pourraient sombrer dans la faim et la pauvreté chroniques en raison de la crise. Le ministre Asselborn a souligné la nécessité de respecter les engagements pris au titre des Objectifs du Millénaire pour le développement, «en termes de quantité et de qualité de l’aide, et endéans des calendriers convenus». En effet, «Diminuer à ce stade l’aide publique au développement, y compris l’aide au commerce, serait non seulement irresponsable et immoral, mais aussi totalement contreproductif. Celui qui croirait faire une économie d’argent, ferait en fait ainsi une économie de progrès» a averti le ministre.
En marge de la conférence, le chef de la diplomatie luxembourgeoise a rencontré le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Ban Ki-moon, pour un entretien bilatéral où il a été question du processus de paix au Proche-Orient, de l’architecture européenne de sécurité, ainsi que de la situation politique au sein de l’UE dans le contexte du processus de ratification du traité de Lisbonne. Le secrétaire général a donné son appréciation au sujet des derniers développements en Corée du Nord, notamment au vu des récents essais nucléaires.
(communiqué par le ministère des Affaires étrangères et de l’Immigration)