Esch/Alzette – Mobilité
Nous l'avons évoqué dans l'édition précédente, plusieurs grands chantiers sont en cours de réalisation à Esch-sur-Alzette, la deuxième ville du pays. A côté du développement du site de Belval, d'autres projets sont en cours de réalisation, notamment en matière de mobilité.
Suite et fin de notre entretien avec Lydia Mutsch, bourgmestre.
Esch-sur-Alzette connaissait un problème de stationnement. Qu'en est-il aujourd'hui et plus généralement en matière de mobilité?
Ce n'est plus le cas. Cela dit, il fut un temps où il n'était pas facile de stationner à Esch, effectivement. C'est pour cela que nous avons décidé de construire deux nouveaux parkings il y a quelques années. Le parking de l'Hôtel de ville, à deux pas d'ici, a été mis en service l'année passée; il connaît un grand succès. Un deuxième parking d'une capacité de 500 places est en construction depuis quelques mois en dessous de la Place de la Résistance. Il ne faut pas oublier non plus que le parking du boulevard Kennedy, qui se situe à 50 mètres de la zone piétonne, est rarement occupé. Il est regrettable que ces étiquettes restent collées à jamais. Nous voulons même aller plus loin en instaurant le “Park Light System” dès que le parking du Brill aura vu le jour. Ce système a pour vocation d'afficher le taux d'occupation ou plutôt de disponibilité des parkings afin d'orienter les automobilistes au mieux vers un des quatre parkings que comptera la ville, le parking de l'Hôtel de ville, de l'hôpital, du boulevard Kennedy et celui de la Place de la Résistance.
Plus généralement, citons avant tout la nouvelle gare qui sera opérationnelle d'ici la fin 2010/début 2011 à Esch/Belval. Celle-ci se situera à proximité immédiate du cinéma et de la Rockhal; elle sera à mon avis la plus moderne des gares du pays. Une connexion de la gare vers le centre-ville sera réalisée ainsi que vers Luxembourg-Ville et l'aéroport. Je tiens à souligner qu'un système de bus reliant le site de Belval à la zone piétonne, où travaillent déjà 3000 salariés, est déjà opérationnel.
Quant à l'engorgement des grands axes routiers par les naveteurs matin et soir, Esch est en première ligne. Comment mettre un terme à ce problème chronique?
C'est un problème que nous nous devons de résoudre. Nous avons dans nos cartons un projet de tram tout comme nos voisins français de l'autre côté de la frontière. C'est la raison pour laquelle nous sommes en dialogue permanent avec la France avec laquelle nous avons organisé un conseil intercommunal transfrontalier à Russange, avec nos trois communes voisines et quatre communes du Pays Haut/Vallée de l'Alzette. Au Grand-Duché, le tram reliera Esch et Sanem en passant par Belval avec une connexion vers Differdange, Dudelange et la frontière. Il est prévu à l'horizon 2016/2020. Du côté français, un projet de tram partira de Thionville pour rejoindre la frontière pour un accès privilégié à Esch-sur-Alzette.
PhR