Terville

Une politique qui a porté ses fruits

 

Terville, bourgade lorraine située au carrefour de l'Europe à deux pas des frontières luxembourgeoise, allemande et belge, a résolument opté pour la qualité de vie.
La commune repousse parallèlement toujours ses limites en matière de développement durable. Pas à pas, dans cet état d'esprit exclusivement, elle a multiplié les initiatives et est parvenue à conquérir le coeur de nombre de nouveaux actifs… Pari gagné.

Terville appartient au pays thionvillois, située ainsi aux “Portes de France”. Aussi, la commune, qui compte près de 7.000 habitants, n'est éloignée que d'une quinzaine de kilomètres du Grand-Duché de Luxembourg et de 30 km de Metz.

Anciennement sidérurgique, Terville se révèle très ambitieuse en matière de développement durable depuis de nombreuses années. Dans cette perspective, deux leitmotivs: des concepts simples et peu couteux sur le terrain, d'une part, le doigt sur les enjeux écologiques depuis le plus jeune âge, d'autre part, prise de conscience et responsabilisation obligent.

Ce sont les petits riens qui font les grands moments, les petits trucs qui font les belles tables et les petits pas qui font les grands changements. Patrick Luxembouger, maire de la commune, l'a compris depuis bien longtemps; ce qui ne l'a pas empêché de mettre les bouchées doubles depuis son élection en 2001. Ainsi, c'est toute une série de projets à vocation écologique qui ont vu le jour.

S'il est impossible de faire le tour des actions écologiques mises en oeuvre au jour le jour, il est intéressant de s'attarder sur quelques-unes d'entre-elles, comme le projet de refuge des oiseaux. Celui-ci a d'ailleurs été l'occasion de “fusionner” les axes écologique et pédagogique. Cette vaste opération mise en place en décembre de l'an dernier, rechercha dans un premier temps à sensibiliser la population sur l'équilibre de la faune et la flore. Deuxième volet, que “ville” et “nature” renouent le dialogue.

La première campagne a consisté dans l'installation d'une douzaine de mangeoires à oiseaux (destinées aux mésanges) dans les espaces publics arborés de la commune et dans la cour des écoles en collaboration avec la LPO, la Ligue de Protection des Oiseaux. Devant le succès de l'opération, une seconde campagne se mit en place, consistant à faire cette fois assembler des nichoirs par les élèves selon des codes couleurs : “Il faut que les générations futures prennent conscience de ce qu'il y a autour d'elles” confie Jean-Marc Debrycke de la LPO.

Autre action, la gestion très écologique du centre technique municipal dirigé par Léon Jungling (espaces verts) par l'utilisation minimale de produits phytosanitaires et le recours au brulage des plantes. Il s'agit là d'un traitement très naturel contrairement aux pesticides qui attaquent les nappes phréatiques et déséquilibrent l'écosystème. Aussi, pour combattre les insectes, des élevages de coccinelles qui ont également été mises à contribution. Et si l'on ne trouve que des plantes locales à Terville, c'est par ce que leur survie dans leur cadre naturel est assuré contrairement à quelque plante exotique qui nécessiterait de lourds traitements particuliers.

En matière de construction de bâtiments, les soucis environnementaux ne sont pas en reste non plus, puisque le maire s'assure personnellement à ce que ces constructions respectent les directives écologiques dans le cadre du Grenelle de l'environnement.

Les résultats ont été à la mesure des espérances, pour le plus grand bonheur de ses habitants tout comme de la faune et la flore locale. Ils ont même dépassé les espérances. Non contente de devenir un nid de plus en plus douillet pour ses habitants, la commune a fini par séduire toujours plus de nouveaux actifs ce, grâce également aux efforts réalisés dans les domaines culturels, associatifs et d'embellissement de la cité.
Et, fort à parier que la commune ne se reposera pas sur ses lauriers.
 

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