Edito

La réunion organisée le 21 avril à Steinfort par le Syvicol et Europaforum.lu, était le 1re d’une série de 4 rendez-vous (le 5 mai à Dudelange, le 19 mai à Marnach et le 3 juin à Born).

Dan Kersch, le bourgmestre de Mondercange, a expliqué que les fonds structurels s’inscrivent dans la politique européenne de cohésion sociale.

Pour le ministre délégué Nicolas Schmit, en charge des affaires européennes, “les communes peuvent être des vecteurs et des initiateurs de projets”. Il a déploré le manque de communication entre les différents niveaux de la gouvernance territoriale ainsi que la lourdeur de la bureaucratie européenne qui fait que “les communes n’ont souvent pas les capacités administratives pour préparer un projet”. Il existe un potentiel à exploiter, encore faut-il renforcer la coopération entre communes luxembourgeoises et communes européennes.

Camille Gira a cité un l’exemple de sa commune qui, en collaboration avec 23 partenaires, a établi le contrat de rivière Attert et fondé la Maison de l’eau à Redange dans le cadre du projet Aqua-Fil. Des projets qui, en 10 ans, ont bénéficié de 3 programmes de financement: Leader II,  Ecos-Ouverture et Interreg 3 C. Pour le député-maire, plus que l’argent, c’est le savoir-faire acquis au cours d’une telle coopération qui importe. Ses recommandations: choisir une période de minimum 3 ans pour le 1er projet, investir davantage dans les ressources humaines et ne pas changer de partenaire une fois qu’une relation de confiance a été établie.

Cette réunion était l’occasion pour les représentants des ministères concernés de présenter:

 – le FEDER dont la vocation est de promouvoir un développement harmonieux des régions européennes et qui représente 1/3 du budget communautaire,

– Interreg IV, qui est consacré à la coopération transfrontalière (Interreg A), à la coopération transnationale (B) et à la coopération interrégionale (C) au sein de l’UE,

– le Fonds social européen (FSE), qui est le principal instrument financier de l’UE pour la mise en œuvre du volet emploi de la stratégie révisée de Lisbonne,

– le Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER) et, plus précisément, le programme Leader, qui vise l’amélioration de la qualité de vie et la diversification de l’économie rurale.

En guise de conclusion, Jean-Marie Halsdorf a invité les communes à profiter de ces fonds et, dans l’intérêt des habitants, à adopter une démarche plus intégrative et plus interconnectée des différents niveaux européens, nationaux et locaux.

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